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SHAFAQNA – Tahoor : Son Excellence Ishâq (1) (as) [Issac] est l’un des prophètes des Banî Isrâ’îl (2) . Le noble Coran cite dix-sept fois son nom dans les sourates Al-Baqara (La vache, sourate 2), Al-Nisâ’ (Les femmes, sourate 4), Al-An‛âm (Les bestiaux, sourate 6), Ibrâhîm (Abraham, sourate 14), Maryam (Marie, sourate 19), Anbiyâ’ (Les prophètes, sourate 21) et Sâd (sourate 38). Son père est son Excellence Ibrâhîm (3) (as) et sa mère son Excellence Sâra (4) (as). L’origine du mot Ishâq provient de l’hébreu Yishaq, qui a pour signification « il rit », Ishâq a donc pour sens « souriant » ou « joyeux ». On l’a appelé ainsi parce qu’avant sa naissance, les anges divins ont annoncé à Ibrâhîm (as) la bonne nouvelle de la venue d’un tel fils. Sa mère, Sâra (as) est si étonnée en entendant cette nouvelle qu’elle en rit, car à ce moment, elle est une vieille femme de quatre-vingt-dix ans et Ibrâhîm (as) en a cent. Aussi, elle ne croit pas qu’ils puissent avoir un enfant. Selon le récit de la Thora, Ishâq (as) nait quatorze ans après la naissance d’Ismâ‛îl (as). Le noble Coran le nomme « le prophète vertueux ». Selon la croyance des Gens du Livre (5) comme de certains savants et exégètes musulmans, le fils qu’Ibrâhîm (as) emmène au lieu du sacrifice est Ishâq (as). Cependant, le noble Coran ne désigne à ce propos ni Ismâ‛îl (as), ni Ishâq (as).

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De même, d’après ce que dit la Thora, Ishâq (as) épouse dans sa quarantième année Rafiqa, la fille de son oncle paternel, que l’on appelle également Rebecca, et qui lui donne des jumeaux nommés Ya‛qûb (6) et ‘Isû (7) . Selon les exégètes musulmans, Ishâq (as) vit cent vingt ou cent soixante ans, et selon les traditions juives et chrétiennes, cent quatre-vingts. Sa tombe se trouve au Caveau des patriarches à Hébron qui est aujourd’hui la ville d’Al-Khalîl. Il est enseveli auprès de son père et de sa mère, Ibrâhim (as) et Sâra (as). Il est l’objet du respect des juifs, des chrétiens et des musulmans.

Naissance d’Ishâq (as)

A l’époque où son Excellence Ibrâhîm (as) a cent vingt ans et Sârah quatre-vingt-dix, des anges chargés de châtier le peuple de Lût (8) (as), en route pour la ville de Sodome, font halte pour la nuit dans la maison de son Excellence Ibrâhîm (as), afin de lui annoncer la nouvelle de la grossesse à venir de Sârah (as), malgré son âge et en contradiction d’avec les lois naturelles. Dieu décrit l’évènement dans la sourate Hûd (11), aux versets 69 à 73 : « Nos envoyés apportèrent à Ibrâhîm la bonne nouvelle. Ils dirent : ‘Salut !’ Il répondit : ‘Salut !’ et il apporta sans tarder un veau rôti. Mais lorsqu’il vit que leurs mains n’en approchaient pas, il ne les comprit pas et il eut peur d’eux. Ceux-ci dirent : ‘Ne crains pas ! Nous sommes envoyés au peuple de Lût’. La femme d’Ibrâhîm se tenait debout et elle riait. Nous lui annonçâmes la bonne nouvelle d’Ishâq, et de Ya‛qûb , après Ishâq. Elle dit : ‘Malheur à moi ! Est-ce que je vais enfanter, alors que je suis vieille, et que celui-ci, mon mari, est un vieillard ? Voilà vraiment une chose étrange !’ Ils dirent : ‘L’ordre de Dieu te surprend-il ? Que la miséricorde de Dieu et Ses bénédictions soient sur vous, ô gens de cette maison ! Dieu est digne de louange et de gloire !’ » (9)

Notes:

(1) Isaac (as).

(2) Les fils d’Israël (as).

(3) Abraham (as).

(4) Sarah (as).

(5) Ce terme désigne les peuples se référant à un Livre saint. Traditionnellement, il désigne les juifs, les chrétiens et les musulmans. Mais il est à géométrie variable selon les savants et les époques, et viennent s’y ajouter les zoroastriens, les mandéens, etc. Dans un contexte islamique, ce terme désigne néanmoins davantage les juifs et les chrétiens.

(6) Jacob (as).

(7) Esaü.

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