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SHAFAQNA – Henry Corbin (né à Paris le 14 avril 1903 et mort à Paris le 7 octobre 1978) est un philosophe, traducteur et orientaliste français. C’est l’un des rares philosophes à traiter de l’islam iranien en général et de la gnose chiite en particulier.

Ce qui suit est un extrait du quatrième volume de son livre « En Islam Iranien » où ce dernier aborde entre autres l’histoire de la fondation de la mosquée de Jamkaran (près de Qom) en Iran et son importance dans la spiritualité chiite.

Comme le texte contient l’exégèse présentée par un orientaliste étranger, SHAFAQNA n’approuve ni ne désapprouve aucune partie de celui-ci. Cependant, la lecture correspond le plus souvent aux récits existants autour de la mosquée de Jamkaran.

Appartenir au monde des compagnons de l’Imâm, c’est avoir la capacité de percevoir les Formes spirituelles, la capacité de « voir les choses en Hûrqalyâ ». Avoir cette capacité et la mettre en oeuvre, cela ne dépend ni de l’effort ni de la science de l’homme. En peut être favorisé un homme très simple, aussi bien qu’un shaykh, un grand spirituel ou un grand savant. Il appartient alors à l’Imâm de prendre l’initiative.

Ainsi l’éprouve la conscience shî’ite, et c’est ce qu’illustre de façon frappante l’origine du sanctuaire de Jam-Karân. Le sanctuaire de Samarra en Iraq est le lieu où l’Imâm s’est occulté au regard des hommes, au regard de leurs yeux de chair; le sanctuaire de Jam-Karân en Iran est un des lieux de ses apparitions aux yeux de cet organe subtil sans lequel une anthropologie reste incomplète, réduite ou bien à matérialiser le spirituel concret, ou bien à le réduire à l’imaginaire, à l’hallucinatoire, sinon à une simple vue de l’esprit (…).

Jam-Karân est une oasis, située à une lieue et demie environ au sud-est de la ville de Qomm, dans le désert, à proximité de montagnes qui, dans le crépuscule du soir, prennent des formes aussi fantastiques que celles des fragiles bâtiments de pisé composant la bourgade. C’est là qu’au IVe/Xe siècle, à la suite d’une épiphanie du XIIe Imâm à un shaykh qui y résidait, fut édifié le sanctuaire devenu un lieu de pèlerinage pour tous les shî’ites duodécimains. Ce sont surtout les circonstances de cette épiphanie qui nous intéressent, et c’est sur elles que nous insisterons. Nos informations concernant la fondation de la mosquée construite à Jam-Karân sur l’ordre du XIIe Imâm, remontent à l’un des nombreux ouvrages d’Ibn Bâbûyeh; l’ouvrage est aujourd’hui perdu, mais le récit avait été heureusement recueilli dans une « Histoire de Qomm » rédigée par un de ses contemporains. Nous l’avons retrouvée dans une des savantes compilations que l’on doit à un éminent érudit shî’ite iranien du siècle dernier, Mîrzâ Hosayn Nûri.

Le récit, à la première personne, rapporte les propres paroles du shaykh à qui il fut accordé une nuit du mois de Ramazan 373/février 984, d’être l’interlocuteur du XIIe Imâm. La date (tout extérieure, bien entendu) n’est séparée que par une quarantaine d’années de celle qui est assignée au début de la Grande Occultation. Le début du récit présente certains détails d’autant plus intéressants à relever qu’ils rappellent les rites symboliques bien connus dans les rituels d’initiation. Il y a en premier lieu le rite du changement de vêtement. Le même trait se retrouve dans d’autres récits qui ont, eux aussi, l’allure de récits d’initiation. C’est ainsi que dans le « récit du Nuage blanc » (supra liv. V, chap. III, 3), nous constations qu’à un moment donné l’Imâm apparaissait revêtu de deux robes dont la couleur symbolique annonçait que l’on était passé au monde du Malakût. Là même un épisode inséré dans son herméneutique par Qâzî Sa’îd Qommî, nous montrait le Ve Imâm, Mohammad Bâqir, qui, au moment d’introduire son disciple dans le Malakût, commençait par entrer dans certain oratoire pour y changer de robe; au retour, il reprenait l’ancienne robe. Dans le rituel des mystères de Mithra, le revêtement successif de robes correspondant au degré de l’ascension mystique, est un rite bien connu en histoire des religions. C’est qu’en effet, déposer un vêtement et en revêtir un autre, est le rite qui accompagne nécessairement le passage d’un monde à un autre, rite signifiant que l’on ne pénètre pas dans un monde supérieur avec la nature et les organes dont on dispose dans le monde d’un degré inférieur.

Comme on le constate dès le début du récit qui va suivre, les gestes qu’accomplit le shaykh de Jam-Karân, dans l’affolement que lui fait éprouver l’extraordinaire invité, correspondent trait pour trait au rituel initiatique bien connu. Bien qu’ils ne soient pas accomplis avec un cérémonial liturgique, leur signification est la même. A deux reprises le shaykh veut mettre ses vêtements ordinaires, et à deux reprises une voix impérieuse l’avertit qu’il se trompe. Ces vêtements ne sont pas les siens ; ce sont les vêtements de sa vie quotidienne extérieure, ce ne sont pas les vêtements de son âme, les seuls qu’il puisse porter pour entrer momentanément dans le Malakût, parce que ceux-là seuls sont les siens; le vêtement profane n’est ni le vrai ni le sien; le vêtement sacral est le vêtement de l’âme, celui du myste au moment de son initiation. Ici aussi le shaykh, averti de son erreur, trouve le vêtement qui est le sien, avec lequel seul il peut se présenter là où il en a reçu l’invite (et parce que c’est vraiment le sien, il le trouve alors spontanément, sans plus avoir à le chercher).

Autre détail : le shaykh cherche vainement la clef de sa maison pour sortir. La même voix l’avertit : point de clef pour sortir et pénétrer dans le monde où on l’attend (pas plus que l’exilé des récits d’initiation de Sohrawardî n’a besoin de clef pour s’ouvrir la voie, hors de sa prison, à la rencontre de l’Ange; d’autres lui ont ouvert la porte). Enfin, lorsque le shaykh a été conduit par ses mystérieux interlocuteurs en présence de l’Imâm, il voit celui-ci entouré d’un groupe de graves personnages, dont l’habillement annonce qu’ils sont au nombre des compagnons de l’Imâm. Tout proche de l’Imâm, un vénérable sage fait la lecture, et le visionnaire reconnaît Khezr (Khidr), le mystérieux prophète que l’on rencontre toujours dans les parages de la Source de la Vie, l’initiateur de tous ceux qui n’ont pas eu de maître humain ou d’autre maître que l’Imâm. Il est souvent intervenu et interviendra encore au cours des textes présentés ici. Compagnon du XIIe Imâm, il est même identifié par quelques-uns avec l’Imâm lui-même. Bref, il semble que tous les détails soient là bien en place, pour nous informer que la présence de l’Imâm arrache au monde de la perception commune, et pour nous suggérer en quel lieu est introduit le visionnaire, en quel lieu se produit la rencontre de l’Imâm. Alors suivons ici notre texte.

« Le shaykh ‘Afîf Sâlih (plus loin dénommé simplement Hasan) Jam-Karânî a raconté ceci : la nuit du mardi 17 du mois de Ramazan de l’année 373 de l’hégire (22 février 984)28, je dormais dans ma maison, lorsque quelques hommes frappèrent à la porte de la demeure. Il était minuit passé. Ils m’éveillèrent ainsi et me crièrent : Lève-toi, et réponds à l’invite de l’Imâm Mohammad al-Mahdî, Sâhib al-Zamân, qui t’appelle. Je me levai, tout en éprouvant une certaine inquiétude, et me préparai. Ils seront certainement partis, avant que je sois prêt, me disais-je. Je revêtis ma chemise. Mais une voix se fit entendre : retire cette chemise, ce n’est pas la tienne. Je perdais la tête et voulus mettre mes sarâwîl (hauts-de-chausses). De nouveau la même voix se fit entendre : ce n’est pas à toi. Prends les sarâwîl qui sont à toi. Je rejetai donc le vêtement, pris le mien et le revêtis. Alors voici que je me mis à chercher la clef de la porte de ma maison, afin de pouvoir sortir. De nouveau la voix se fit entendre : la porte est ouverte! Lorsque j’arrivai à la porte et la trouvai en effet ouverte, je vis là un groupe de nobles personnages. Je les saluai ; ils me rendirent mon salut en me disant : Bienvenue à toi ! Puis ils me conduisirent jusqu’à l’emplacement où s’élève maintenant la mosquée.

« Observant le lieu, je vis là un trône (takht) ; de magnifiques coussins y étaient disposés; un jeune homme d’une trentaine d’années était adossé à quatre de ces coussins. Devant lui était assis un pîr (un shaykh, un sage) ; il tenait un livre à la main et faisait la lecture pour le jeune homme. Plus d’une soixantaine de personnages étaient là, groupés autour du trône et faisaient la prière. Les uns portaient une robe blanche, les autres portaient une robe verte. Le pîr que je voyais faire la lecture, c’était Hazrat Khezr (Khidr). Alors voici qu’il me fit signe. »

Le moment est venu où nous allons apprendre les raisons qui ont motivé l’appel de l’Imâm : un spoliateur, un certain Hasan Moslem, a usurpé et profané cette terre qui est sainte. Le shaykh Hasan Jam-Karânî va être chargé d’un message pour cet homme. Il faut que celui-ci restitue cette terre et que l’on y construise un temple.

« A ce moment, l’Imâm m’appela par mon nom et me dit: Il faut que tu te rendes chez Hasan Moslem et que tu lui dises ceci : « Voici cinq ans que tu cultives cette terre; cette année encore tu as fait la récolte. Mais désormais il ne t’est plus permis de la cultiver. Il faut que tu restitues tout le profit que tu en as tiré, afin que l’on construise ici même une mosquée. » Dis encore ceci à Hasan Moslem : « Cette terre est une terre sainte, et Dieu l’a choisie entre autres terres. Mais toi, tu t’en es emparé comme si elle était à toi. Dieu t’a déjà repris deux jeunes fils, mais ta conscience ne s’est pas éveillée. Si tu ne te conformes pas à l’ordre qui t’est donné, d’autres fléaux te frapperont, jusqu’à ce que ta conscience s’éveille ». »

Le shaykh Hasan Jam-Karânî de dire alors à l’Imâm : « Ô mon seigneur et protecteur! pour cette mission il me faut un signe, car les gens n’écouteront pas mes paroles sans qu’il y ait un signe et une preuve, et ils ne donneront pas leur assentiment à ce que je dirai. — L’Imâm : Là-même nous te donnerons un signe, afin que l’on ajoute foi à tes paroles. Va maintenant, et porte notre message. Commence par aller trouver le Sayyed Abû’l-Hasan Rezâ. Dis-lui de se lever et d’aller se présenter à Hasan Moslem. Qu’il lui demande raison du profit qu’il a récolté pendant tant d’années; qu’il le lui reprenne et en dispose pour que l’on construise la mosquée. Qu’il convoque les notables de la contrée qui s’étend depuis Rahaq jusqu’à Ardahâl et qui est notre domaine, — et qu’il mène à terme la construction du temple. »

Là-dessus, l’Imâm précise les modalités du waqf (fondation pieuse) ; il formule les règles liturgiques que les pèlerins devront observer en accomplissant la Prière dans son sanctuaire (séquence des invocations, des textes, nombre des rak’at ou inclinations qui marquent les temps ou unités de la Prière) ; ces règles sont celles qui sont observées depuis dix siècles par les pèlerins venus à Jam-Karân. « Pour le pèlerin, dit l’Imâm, qui accomplira ainsi cette liturgie de deux rak’at, il en sera de sa Prière comme s’il l’accomplissait dans le Temple antique de La Mekke (c’est à-dire dans la Ka’ba même). » Le shaykh Hasan Jam-Karânî, sur un signe de l’Imâm, prend congé et se retire. Mais voici qu’à deux reprises, lorsqu’il a fait quelques pas, l’Imâm le rappelle. Une première fois, pour lui annoncer que dans le troupeau d’un berger nommé Ja’far Kâshânî, il trouvera un certain bouc à la toison abondante, noire et blanche, marquée de sept signes; ce bouc, il l’achètera pour l’offrir en sacrifice et distribuer sa chair aux malades et aux infirmes, qui alors guériront. Ce sacrifice est mis en correspondance avec le sacrifice de la vache dont parle la deuxième sourate du Qorân (2 : 63-69), comme expiation et purification (ces versets qorâniques sont une nette réminiscence du Livre des Nombres XIX, 1-10). Une seconde fois, l’Imâm rappelle le shaykh pour lui annoncer sa « présence » en ce lieu pendant sept jours, c’est-à-dire jusqu’à cette nuit du mois de Ramazân qui est dénommée « Nuit du destin ».

On voit que les symboles ne manquent pas dans le discours de l’Imâm. Le shaykh Hasan Jam-Karânî poursuit son récit; il sort du lieu et du temps théophaniques où il avait été témoin unique et privilégié, pour rentrer dans la durée continue et l’espace de la perception commune. La trame des faits quotidiens, suspendue par l’intervention surnaturelle qu’elle ne peut contenir, reprend son cours, et les conséquences qui vont s’y inscrire établiront le seul synchronisme qui soit à notre portée entre l’événement visionnaire et l’événement visible, historique; ces conséquences, ce seront l’accomplissement des faits annoncés par l’Imâm et la construction de la mosquée. « Je retournai chez moi, dit le shaykh, et passai le reste de la nuit, plongé en une profonde méditation, jusqu’à ce que le matin se levât. » Il va chercher alors un de ses amis; ensemble ils se rendent au lieu de l’apparition de l’Imâm. A leur stupeur, ils voient un ensemble de chaînes et de clous gisant sur le sol. Shaykh Hasan y voit le signe promis. Les deux amis se hâtent alors pour faire visite au Sayyed Abû’l-Hasan Rezâ, comme l’Imâm l’avait prescrit. Là même Shaykh Hasan s’aperçoit qu’il est attendu : « Tu es bien de Jam Karân ? » demande le Sayyed. Le shaykh lui raconte l’événement de la nuit précédente. « O Hasan, répond le Sayyed, cette nuit même, pendant mon sommeil, quelqu’un m’a dit en songe : un homme du nom de Hasan viendra de Jam-Karân chez toi au matin. Tu dois croire à ses paroles, faire confiance à ce qu’il te dira; son discours sera notre discours. Ne le récuse pas. — Je me suis éveillé alors, et voici que je t’ai attendu jusqu’à cette heure. »

A partir de ce moment, Sayyed Abû’l-Hasan Rezâ prend la direction des opérations, en se conformant aux instructions de l’Imâm transmises par le shaykh Hasan. Chevauchant ensemble, les trois compagnons commencent par rejoindre en bord de piste le berger Ja’far Kâshânî. Le bouc annoncé par l’Imâm est bien là, et il accourt de lui-même au-devant du shaykh Hasan. On conclut l’achat, mais, chose curieuse, le berger Ja’far déclare, serment à l’appui : « Je n’avais jamais vu ce bouc jusqu’à présent; il n’avait jamais fait partie de mon troupeau. Je l’ai vu ce matin pour la première fois et ai essayé en vain de l’attraper. Et maintenant voici qu’il accourt au-devant de vous. » Le sacrifice du bouc est consommé à l’endroit prescrit. On convoque Hasan Moslem le spoliateur de la terre sainte, et on l’oblige à restituer le bien qui n’était pas à lui. On convoque les notables de Rahaq. Bref, on fait tout ce qui est nécessaire pour la mosquée de l’Imâm. Les chaînes et les clous mystérieux sont transportés par le Sayyed Abû’l-Hasan Rezâ dans sa demeure à Qomm; fichés au portail de sa maison, leur attouchement produisait des effets extraordinaires. Mais il semble qu’après la mort du Sayyed, ils disparurent aussi mystérieusement qu’ils étaient apparus sur le sol de Jam-Karân, lorsque le matin s’était levé au terme de la nuit visionnaire.

Tels sont en bref les événements que nous rapporte la tradition de Jam-Karân. C’est là, à proximité de la bourgade, que dans un enclos de verdure s’élève maintenant, conformément aux prescriptions de l’Imâm, le sanctuaire qui, depuis bientôt dix siècles, est un lieu de pèlerinage de tous les shî’ites, particulièrement des shî’ites iraniens. Lieu de pèlerinage intensément fréquenté de nos jours encore, mais entouré d’une grande discrétion, comme tout ce qui concerne la piété envers l’Imâm caché. Par un tardif et splendide automne iranien (1962), au terme d’une journée passée au village de Kahak, dans une haute vallée de la proche montagne, là où Mollâ Sadrâ Shîrâzî avait cherché refuge pendant une dizaine d’années dans la solitude, nous eûmes l’occasion de nous rendre à Jam-Karân avec deux chers compagnons iraniens. L’un d’eux était celui dont nous rapporterons plus loin pour finir, le récit d’un songe témoignant, s’il en était besoin, de l’intense présence de l’Imâm dans les coeurs shî’ites. De ce pèlerinage nous gardons un souvenir extraordinaire, sans doute parce qu’en ce lieu à l’environnement géologique étrange, et où la mosquée de l’Imâm inscrit dans le sol un splendide défi que la foi dans les Invisibles porte à notre époque, il semble que tout soit possible. Dans ce paysage silencieux et immense, des récits comme ceux que nous proposons au cours de ce chapitre, prennent une tout autre évidence que lorsque nous les lisons dans nos pays, dans le tumulte de nos villes, ou à proximité de nos grand’routes. Dans le désert, rien ne ressemble plus à une piste qu’une autre piste. Ayant perdu notre chemin, l’un de nos compagnons interpella d’une voix forte un cavalier passant providentiellement à proximité : « Où est la route vers le sanctuaire de l’Imâm al-zamân (l’Imâm de ce temps) ? »

Ces mots Imâm al-zamân, vibrant dans le silence de la grande solitude, pure de la pureté du ciel immense, donnaient soudain à Celui qui est désigné ainsi avec tant d’espérance et de ferveur, depuis tant de siècles, la force d’un réel s’imposant le temps d’un éclair, mais bien réel… puisque nous étions tous les trois à la recherche du chemin vers lui, et que ce chemin on nous le montrait.

Nous disions ci-dessus que le récit de la fondation de la mosquée de Jam-Karân appartient à un type précis de manifestation de l’Imâm au temps de la Grande Occultation. Dans les récits de ce type, celui à qui est faite la faveur de cette manifestation, non seulement est conduit en présence de l’Imâm, mais est conscient qu’il se trouve en présence de l’Imâm. La présence de l’Imâm fait soudain irruption dans le lieu du visionnaire et l’enveloppe « comme une substance spirituelle enveloppe une substance matérielle ». Il en est d’autres où le pèlerin n’est pas conduit jusqu’en présence de l’Imâm; il est néanmoins « chez l’Imâm ». En outre, il lui faut parcourir les étapes d’une topographie mystérieuse que nous ne retrouverons jamais sur nos cartes, puisqu’elle appartient au « huitième climat ».

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