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SHAFAQNA – Imam al-Sajjâd (a) (en arabe: الإمام السجاد عليه السلام); ‘Ali b. Husayn b. ‘Ali b. Abî Tâlib(a), connu sous les noms de Imam Sajjâd, et Imam Zayn al-‘Âbidîn, est le quatrième Imam des chiites. La durée de son imamat fut 35 ans. Il a été présent lors de l’événement de Karbala, mais comme il était souffrant, il n’a pas participé à la guerre de Karbala. Il faisait partie des captifs de Karbala, et fut amené, avec les autres captives, d’abord à Kûfa ensuite à Shâm (la Syrie actuelle).

Son discours auprès des autorités Umayyades, suite à cet événement, est très célèbre, et a contribué à la connaissance des musulmans de la famille du Prophète (s), et de Ahl al-Bayt.

L’Imam Sajjâd, passa toute sa vie, après de retour de Karbala, à Médine. Les célèbres évènements comme l’évènement de Harra, le mouvement des pénitents, et la révolte de Mukhtâr, ont eu lieu durant son imamat, mais il n’y existe pas de rapport documenté à propos de la position et de rôle de l’Imam Sajjâd dans ces événements.

Deux œuvres importants sont attribués à l’Imam Sajjâd : le Sahîfa Sajjâdîyya, le recueil de ses prières, qui est également un reflet de la condition sociale de son époque et de ses efforts pour diriger l’homme vers le Divin et purifier son âme dans la condition de son époque. L’autre ouvrage est le Traité de droits, un petit livre comprenant un ensemble de droits et de devoirs qu’il définit pour l’homme.

Il a terminé sa vie en martyre, comme son père et son grand-père. Il a été empoisonné sous l’ordre de Walîd b. ‘Abd al-Malik. Sa tombe est dans le cimetière de al-Baqi’ à côté de la tombe de son oncle l’Imam Hasan (a).

Zuharî écrit : “Je n’ai vu aucun Hashimites plus élevé que lui, ni personne plus juriste que lui”.

Shâfi’î écrit : “Il fut le meilleur juriste des hommes de Médine”.

Jâhiz écrit : “Je n’ai vu personne qui douterait dans la prééminence (de l’Imam Sajjâd)”.

Sa lignée et ses titres

‘Ali b. Husayn b. ‘Ali b. Abi Tâlib, connu sous le nom de l’Imam Sajjâd et l’Imam Zayn al-‘Abidîn, est le quatrième Imam de chiite, fils du troisième, l’Imam Husayn.

Le nom et l’identité de sa mère sont objets des divergences. Différents noms sont attribués à sa mère comme : Shahrbânû, Shahrbânûyih, Shâh-i-zanân, Jahânshâh, Khûla, Salâfa, Ghazâla, Salâma, Harrâr, Maryam, Fâtima, etc.

Sayed Ja’far Shahîdî écrit :

” parmi tous ces noms, Sharbânû est le plus célèbre. On pense que le père de celle-ci était Yazdgird, le dernier roi sassanide, un homme de Khurâsâm, que l’on nommait aussi Shîrûyih fils de Parviz”.
Néanmoins, il ne reconnaît pas une telle identité pour la mère de l’Imam Sajjâd, en arguant : ” en passant par ces légendes et en étudiant les documents historiques plus fiables on arrive au propos plus éclairants. Ibn Sa’d écrit à ce propos :

après le martyre de Husayn (a), Zuyayd ( زُیَید ) épousa la mère du fils de Husayn qui mettrait ensuite au monde ‘Abd allah b. Zuyayd, et ‘Abd allah, il est donc le frère (par mère) de ‘Ali b. Husayn[1].

D’après Sadûq : la mère de ‘Ali b. Husayn (a) est morte à la naissance de celui-ci, ainsi une des servantes de son père l’éleva.

‘Ali b. Husayn (a), la croyait toujours sa propre mère, et quand il a su qu’elle n’était pas sa vraie mère il lui donna un mari; puis les gens disaient que ‘Ali b. Husayn (a) a trouvé un époux pour sa mère[2].

Les titres de l’Imam Sajjâd
Les titres de l’Imam Sajjâd sont : Abu al-Hasan, Abu al-Husayn, Abû Muhammad, Abû Abd allah.

Ses attribues
Ses attribues sont : Zayn al-‘Âbidîn, Sayed as-Sâjidîn, Sajjâd, Hâshimî, ‘Alawî, Madanî, Qurayshî, ‘Ali-Akbar. également Dul al-ththafinât, est une autre attribue de lui, liée au fait qu’il se prosternait beaucoup (dans ses prières). Précison aussi qu’il était connu durant sa vie, sur les noms de ‘Ali al-Khayr, ‘Ali al-Asghar, ‘Ali al-‘Âbid [3].

Sa naissance et sa mort

La plupart des historiens sont d’accord sur la date de sa naissance qui était durant la 38ème année de l’hégire. Ainsi il était présent pendant une partie de la vie de l’Imam ‘Ali (a), ainsi qu’à l’époque de l’imamat de l’Imam Hasan (a) et celui de l’Imam Husayn (a). Il était également témoin des pressions de Mu’âwîya sur les chiites irakiens. Précisons aussi que certains historiens considèrent son année de naissance, le 48ème année de l’hégire[4], mais cela ne semble pas être fiable d’après d’autres faits historiques attribués à son époque et ceux qui considèrent son âge 23 ans au moment de l’événement de Karbala.

Muhammad b. Vâqidî, un des Narrateurs sunnites, écrit en citant cette parole de l’Imam Sâdiq (a) ” ‘Ali b. Husayn est décédé à l’âge de 58 ans”, que ” l’Imâm Sajjâd avait autour de 23-24 ans, quand il était auprès de son père à Karbala”[5].

Zuharî écrit aussi que : ” ‘Ali b. Husayn avait 23 ans lors de l’événement de Karbala”[6].

Le martyre de l’Imam fut donc en l’an 94 H. Suite à son empoisonnement sous l’ordre de Walîd b. ‘Abd al-Malik [7].

Sa tombe se situe au sein du célèbre cimetière de al-Baqi’ à côté de la tombe de son oncle Hasan b. ‘Ali (a)[8].

Son Imamat

L’imamat de l’Imam Sajjâd commence après le martyre de l’Imam Husayn en l’an 61 H., à Karbala, et continue jusqu’à son martyre en l’an 93H. ou 94H.

Les preuves de son Imamat
D’après les preuves (nass) indiquées dans les sources chiites, l’Imam Sajjâd est désigné comme successeur de son père Husayn b. ‘Ali (a), suite à une désignation divine. Le Shaykh Mufîd, considère sa prééminence pratique et théorique, sur les autres, après son père, comme la preuve de son imamat.

Il existe aussi un corpus de hadith, à propos des noms et des lignées des Imams chiites, qui attestent son imamat.

Rajoutons que l’Imam Sajjâd possédait également les deux preuves, considères, d’après de nass, comme signe principal de l’Imamat, à savoir l'”Arme” et le “Livre” du Messager de Dieu[9]. Cela est même indiqué dans les sources sunnites[10].

Les gouverneurs de son époque
Les gouverneurs de son époque firent :

  • Yazîd b. Mu’âwîya (61-64H.)
  • ‘Abd allah b. Zubayr, le gouverneur indépendant de le Mecque (61-71H.)
  • Mu’âwîya b. Yazîd (quelques moins pendant le 64ème année de Hégire)
  • Marwân b. Hakam (pendant neuf moi de l’an 65H.)
  • ‘Abd al-Malik b. Marwân (65-86H.)
  • Walîd b. ‘Abd al-Malik (86-96)[11].

Références

  1. Tabaqât, vol.5, p.162, rapporté par Shahidi, Zedegani ye ‘Ali b. al-Husayn, p. 26
  2. ‘Uyûn akhbâr al-Ridâ, vol. 2, p. 127; rapporté par Shahîdî, Zidigânî ‘Ali b. al-Husayn, p. 26
  3. Ibn Sa’d, al-Tabaqât al-Kubrâ, vol. 5, p. 222; Ibn Abî al-Hadîd, Sharh Nahj l-Balâgha, vol. 15, p. 273
  4. Qâzî Nu’mân, Sharh al-Akhbâr, vol. 3, p. 266
  5. Ibn Sa’d, Tabaqât, al-Kubrâ, vol.5, p. 222; Ibn Manzûr, vol. 17, p. 256; ‘Arbîlî, Kashf al-ghumma, vol. 2, p. 191
  6. Ibn Manzûr, vol. 17, p. 231
  7. Shibrâwî, al-Inhâf bi hub al-Ashrâf, p. 143; Mas’udî, Murrawij al-Dhahab, vol. 3, p. 160
  8. al-Mufîd, al-Irshâd, v 2, p. 138
  9. Mufîd, al-Irshâd, vol.2, p. 139
  10. Ibn Sa’d, al-Tabaqât al-Kubrâ, vol. 1, pp.486-488; I’lâm al-Warâ, p. 207
  11. Mufîd, al-Irshâd, p. 254 Majlisî, Bihâr, vol. 46, p. 12

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