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fr.shafaqna - Sharif al-Murtaza l'un des plus grands érudits chiites à l'époque de la dynastie Buyid

SHAFAQNA – Ali b. Husayn b. Mûsâ b. Muhammad b. Mûsâ b. Ibrâhîm b. Imam Mûsâ Al-Kâzim (a), (N 355/965, M 436/1044), connu sous le nom de Sayyid al-Murtadâ (en arabe : السید المرتضي), Sharîf ar-Murtadâ (en arabe : شريف المرتضي), ‘Alam al-Hudâ (en arabe : علم الهدي) est un jurisconsulte et un théologien chiite.

Il est le grand frère de Sayyid ar-Radî (celui qui a recueilli an-Nahj al-Balâqa) et le chef des chiites à son époque.[1]

Sayyid al-Murtadâ comme son professeur, Cheikh al-Mufîd, avait des tendances intellectualiste et s’intéressait au kalâm (théologie). En effet, ses oeuvres les plus importants sont théologiques. Il avait aussi une tendance intellectualiste au fiqh (jurisprudence).

Il a écrit un livre concernant Usâl al-fiqh (les principes du Fiqh) qui est considéré comme le premier livre chiite complet et indépendant dans ce domaine.

Son élève le plus connu fut Cheikh at-Tûsî. Sayyid al-Murtadâ était aussi expert dans la syntaxe arabe. Il a également écrit des livres concernant l’exégèse du Coran.

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La tombe de Sayyid al-Murtadâ

Sa généalogie

Ali b. Husayn b. Mûsâ b. Muhammd b. Mûsâ b. Ibrâhîm b. Mûsâ al-Kâzim (a), le grand frère de Sayyid ar-Radî, est connu sous le nom de Sayyid Al-Murtadâ, Sharîf Al-Murtadâ et ‘Alam al-Hudâ. Il est surnommé Abu al-Qâsim, Dhu al-Majdayn, Abu ath-Thamânin et Dhou Al-Thamanin.[2]

Son père était le grand savant et le chef des chiite.[3]

Sa mère, Fatima était fille de Hasan (ou Husayn) b. Ahmad b. Hasan b. Ali b. Umar Al-Ashraf b. Ali b. Husayn b. Ali b. Abi Talib (a) (M 385/995).[4]

Sa naissance et sa mort

Il est né en 355/965, et est décédé en 436/1044.

An-Najâshî a dit à propos de son décès :

« Sayyid al-Murtadâ est décédé en l’an 436 H. Son fils a fait la prière mortuaire sur son défunt et l’a enterré dans sa maison. C’était moi qui lui ai fait ses grandes ablutions (Ghusul al-Mayyit) avec Abû Ya’lâ Muhammad b. Hasan Ja’farî et Sallâr b. ‘Abd Al-‘Azîz ».[5]

Il y a une divergence concernant le lieu de sa tombe. Certains croient que le défunt de Sayyid al-Murtadâ a été transféré de Bagdad à Karbala et a été enterré près de la tombe de l’Imam al-Husayn (a).[6]
Ibn Maytham (M 679/1280) a dit dans son livre « Sharh Nahj al-Balâqa »:

« Sayyd Al-Radî a été enterré avec son frère sayyid al-Murtadâ, à côté de la tombe de leur ancêtre, l’Imam al-Husayn (a) ».[7]
Cheikh ‘Abbas Al-Qummî a dit :

« Sayyid Al-Murtadâ est décédé à Kadhimiya et est enterré dans sa maison. Après, on a le transféré à Karbala et il est enterré à côté de son frère Sayyid ar-Radî et son père Husayn dans un lieu connu sous le nom de Ibrahim Mujâb ».[8]
Certains croient qu’ils sont enterrés à Kadhimiya près de la tombe de l’Imam al-Kâzim (a).

Ses études

Il a commencé d’apprendre la littérature arabe depuis l’âge de 12 ou 13 ans avec Ibn Nubâta as-Sa’dî. A partir de ses 15 ans sa mère l’a amené avec son petit frère Sayyid Ar-Radî chez Cheikh al-Mufîd pour leur apprendre la jurisprudence[9].

Certains de ses professeurs sont :

Al-Husayn b. Ali b. Babiwayh, le frère de Cheikh as-Sadûq
Sahl b. Ahmad al-Dîbâji
Ibn Jundî al-Baghdâdî
Abu al-Hasan Ali b. Muhammad al-Kâtib
Ahmad b. Muhammad b. ‘Imrân al-Kâtib[10]
Ses élèves

Sayyid al-Murtadâ était très connu au cours de sa vie. Ses cours étaient très bondées.

Selon certains rapports, il avait une grande maison qu’il avait transformée en séminaire et où étudiaient des élèves du fiqh, de kalâm, d’exégèse du Coran, de la santaxe arabe, de poème et d’autres sciences telles que l’astronomie et le calcul[11].

Cette maison accueillait non seulement des étudiants chiites mais aussi des étudiants de toutes les secte et nationalités comme Abu l-‘Ala ‘al-Ma’arrî[12].

Certains de ses élèves sont :[13]

  • Cheikh at-Tûsî
  • Sallar ad-Daylamî
  • Abu as-Salâh al-Halabî
  • Qâdî Abu al-Qâsim ‘Abd al-‘Azîz b. Barrâj
  • Abu al-Fath Muhammad b. Ali al-Karajakî
  • ‘Imâd ad-Dîn Dhu l-Fiqâr Muhammad b. Ma’bad al-Hasanî
  • Abu ‘Abd Allah Ja’far b. Muhammad Duriystî
  • Abu l-Hasan Sulayman b. al-Hasan al-Sahrashtî
  • Abu l-Hasan Muhammad b. Muhammad al-Basrawî
  • Abu ‘Abd Allah b. Tabbân al-Tabbanî
  • Cheikh Ahmad b. al-Hasan al-Nayshâbûrî
  • Abu al-Husayn al-Hâjib
  • Najîb ad-Dîn Abû Muhammad al-Hasan b. Muhammad al Mûsawî
  • Qâdî ‘Izz ad-Dîn ‘Abd al-‘Azîz b. Kâmil at-Tarablusî
  • Qâdî Abu al-Qâsim Ali b. Muhsin at-Tanûkhî
  • Mufîd ath-Thânî Abû Muhammad ‘Abd ar-Rahmân b. Ahmad b. Husayn
  • Faqîh Taqî b. Abî Tâhir Hâdî Naqîb ar-Razi
  • Muhammad b. Ali al-Hilwân$i
  • Sayyid Abû Ya’lâ Muhammad b. Hamza al-‘Alawî
  • Faqîh Abu al-Faraj Ya’qûb b. Ibrâhîm al-Bayhaqî

Ses ouvrages scientifiques et littéraires prouvent qu’il a fait tout son possible pour atteindre un niveau très élévé dans les sciences islamiques. Si bien qu’à l’âge de 27 ans, il est devenu un érudit dans la théologie et dans la jurisprudence.[14]

Vie sociale et politique

Sayyid al-Murtadâ était proche des gouverneurs de Buyides et fr.shafaqna - Sharif al-Murtaza l'un des plus grands érudits chiites à l'époque de la dynastie Buyiddes Abbasides. Dans certains de ses poèmes, il a fait l’éloge du calife al-Qâ’im et d’autres califes Abbassides[15]. Depuis le 406/1015, Sharîf al-Murtadâ a été nommé par le roi Buyide et le calife Abbasside comme le Naqîb des ‘Alawis (le chef des alawites, Amîr al-hâjj (commandant des rituels de hadj), et le chef de Dîwân al-mazâlim. Ces positions étaient tenues par son père et son frère, ash-Sharîf ar-Radî[16].

Pensée politique

Dans son livre, «Fi l-‘Amal ma’ as-sultan» (sur la coopération avec le roi), Sayyid al-Murtadâ a répondu à une question sur la coopération avec le gouvernement[17]. Il n’y a pas de question sur la légitimité de la coopération avec un dirigeant juste, c’est-à-dire l’Imam infaillible. La principale question qui préoccupait les juristes chiites, y compris Sayyid al-Murtadâ, était de savoir s’il était légitime de coopérer avec un dirigeant injuste pendant la période d’occultation ou pas?

Selon Sayyid al-Murtadâ, il est légitime de coopérer avec un dirigeant injuste s’il a des avantages rationnels et légitimes, c’est-à-dire au cas où l’on pourrait établir la justice par une telle coopération ou exécuter des lois divines[18].

Certains auteurs chiites ont expliqué la coopération de Sayyid al-Murtadâ avec les gouvernements Abbasides et Buyides, conformément à cette approche jurisprudentielle. Ainsi, ils considèrent sa proximité et son éloge des califes comme un service à la communauté chiite[19].

Sa position scientifique et sociologique

On le considère comme un des plus grands savants chiites. Ses ouvrages dans les différents domaines comme : la théologie, la jurisprudence, l’exégèse du Coran, la philosophie et la syntaxe arabe, prouvent qu’il était un érudit dans tous ces domaines[20].

Contrairement aux Ash’arîtes et certains chiites, dans les principes fondamentaux de la religion (Usûl ad-Dîn) il se basait sur l’intellect (la raison).

Intellectualisme et opinion théologique

Sayyid al-Murtadâ était un penseur intellectualiste. Pour lui, il est obligé de s’interroger rationnellement sur Dieu et les questions discursives, car l’existence de Dieu n’est pas évidente, et on ne peut pas faire appel à la connaissance transmise de la croyance en Dieu (comme les hadiths et les textes religieux) pour prouver Dieu[21].

Selon Sayyid al-Murtadâ, il n’est pas acceptable de croire en Dieu uniquement en suivant certaines autorités sans avoir d’argument ou de preuve.

Il a souligné la fiabilité de la raison en ce qui concerne les croyances et les questions théologiques. Pour lui, tout ce qui est contraire à la raison est invalide. Ainsi, lorsque les hadiths sont en contradiction avec la raison, il croit que c’est la raison qui devrait être préférée.

Il a soutenu que tous les hadiths ne sont pas fiables. Par exemple, il n’acceptait pas les hadiths impliquant at-Tashbîh (assimilation de Dieu aux créatures), al-jabr(prédestination), voyant Dieu, et la préexistance de ses attributs, ainsi que les hadiths confirmant certaines superstitions comme le tonnerre étant un ange. Il a interprété les versets coraniques qui semblaient initialement contraires à la raison[22].

Sayyid al-Murtadâ et les Mu’tazilîtes : les opinions de Sayyid al-Murtadâ étaient, à cause de son intellectualisme, proches de celles des Mu’tazilîtes. C’est pourquoi certains savants sunnites l’ont considéré comme un penseur Mu’tazilî.

Les opinions de Mu’tazila étaient populaires à Bagdad, où vivait Sayyid al-Murtadâ, et il était donc influencé par un tel condition[23].

Cependant, en tant qu’il était un penseur chiite, il s’est opposé à certains principes Mu’tazilîtes. Dans son livre, ash-Shîfi, il a critiqué les opinions de Qâdî ‘Abd al-Jabbâr (l’un des grands savants Mu’tazilîtes). En ce qui concerne des questions telles que l’Imamat, l’infaillibilité des prophètes, al-Manzila bayn al-Manzilatayn(une position entre les deux positions), et la volonté divine, il a rejeté les opinions Mu’tazilîtes[24].

Pour lui, les hadiths et les textes religieux sont crédibles dans les questions théologiques. En plus des croyances qui ne devraient être fondées que sur la raison, il existe des croyances théologiques qui peuvent être établies à la fois par les hadiths transmise et par la raison, comme l’Imamat.

De plus, certaines croyances théologiques ne peuvent être fondées que sur les hadiths. Par exemple, selon Sayyid al-Murtadâ, l’éternité des récompenses et des punitions dans l’au-delà ne peut être réglée par la raison, et elle ne peut donc être réglée que par les hadiths[25].

Opinions jurisprudentielles

Sayyid al-Murtadâ avait également une tendance intellectualiste dans le Fiqh. Il croyait en la fiabilité de la raison de découvrir des législations divines en l’absence des hadiths.

Il fut aussi un pionnier de utiliser de la méthode de l’Ijtihad dans la jurisprudence chiite[26]. Il a employé des principes verbaux et rationnels pour déduire les lois de la Sharîa’. Il ne serait pas d’accord avec les méthodes de Muhaddithîn et des Akhbarites[27].

Il n’a pas exigé d’appel à la preuve transmise en ce qui concerne certaines questions jurisprudentielles qu’il considérait comme pouvant être découvertes par des principes rationnels. Cependant, il a permis l’utilisation de preuves transmises en ce qui concerne les ancillaires de la religion et a estimé que certaines législations et même certaines croyances ne peuvent être prouvées que par des preuves transmises. Par exemple, il croyait qu’al-Amr bi al-ma’rûf wa an-Nahy ‘an al-munkar (enjoignant le droit et interdisant le mal) est obligé par les hadiths plutôt que par la raison[28].

Manque de fiabilité de Khabar al-Wâhid :

Sayyid al-Murtadâ comme son professeur Cheikh al-Mufîd, ne croyait pas à la fiabilité de Khabar al-Wâhid (Les hadiths qui fr.shafaqna - Sharif al-Murtaza l'un des plus grands érudits chiites à l'époque de la dynastie Buyidavaient une seule chaîne de transmission). Il a estimé que le recours au khabar al-wâhid est inadmissible non seulement en ce qui concerne les croyances[29], mais aussi en ce qui concerne les questions jurisprudentielles[30].

Sayyid al-Murtada a écrit le livre, al-Intisâr, (c’est un ouvrage jurisprudentiel) qui contient des décrets consacrés aux chiites. C’est l’un des premiers livres concernant les problèmes jurisprudentiels contestés entre les Chiites et les musulmans sunnites.

An-Nâsirîyyât est un autre livre jurisprudentiel de Sayyid al-Murtadâ. Il a écrit le livre comme une exposition des points de vue jurisprudentiels de son grand-père, al-Hasan al-Utrush[31].

D’autres opinions jurisprudentielles de Sayyid al-Murtadâ apparaissent dans des oeuvres qu’il a écrits en réponse à des questions et des lettres.

Exégèse du Coran

Sayyid al-Murtadâ a écrit des livres concernant les sciences coraniques, comme un livre sur la miraculeuse du Coran sous al-Mûdih ‘an wajh I’jâz al-Qur’ân. En outre, il y a des discussions dispersées par Sayyid al-Murtadâ concernant l’exégèse du Coran dans différentes œuvres.

En plus des courts articles concernant l’exégèse de certains versets coraniques, une grande partie de ses exégèses sont recueillies dans son livre al-Amâlî. Dans ce livre, il a fourni des exégèses d’environ 140 versets coraniques.

Sayyid al-Murtadâ dans son livre Tanzîh al-Anbîya ‘, a fourni des exégèses de certains versets coraniques concernant les prophètes.

Dans d’autres œuvres de lui, y compris ses livres théologiques, tels que ash-Shâfî, certains versets coraniques sont exposés et expliqués[32].

Oeuvres littéraires

Sayyid al-Murtadâ était un homme distingué et éminent de la littérature[33]. Il a écrit quelques œuvres littéraires, dont 6 volumes de ses poèmes.

Il a également écrit une œuvre littéraire bien connue sous ad-Durar wa al-ghurar contenant des questions littéraires, philologiques et syntaxiques[34]. En outre, il a également écrit quelques livres pour critiquer les œuvres littéraires de ses prédécesseurs[35].

Les ouvrages de Sayyid Al-Murtadâ
Al-Dhari’â îla Ôsoul Al-Chari’â C’est le premier livre complet chiite concernant les principes de la jurisprudence. Dans chaque sujet, il rapporte les opinions des savants sunnites, il les critique et donne sa propre opinion.[36]
Al-Întissar Dans ce livre, il parle de 319 sujets juridiques propres aux chiites.[37]
Al-Nassîriyyat Dans ce livre, il parle de 207 sujets juridiques et dogmatiques. Ce livre est très important parce qu’il parle des croyances des Zaydites, Imamites, et la secte d’Al-Nassir.[38]
Al-Chafi fi Al-Imamat C’est un livre très important concernant l’Imamat (la succession du Prophète pslf). Dans ce livre, il répond aux questions et aux critiques de Qadhi Abd Al-Jabbar Al-Mu’tazili concernant la succession du Prophète pslf.
Son élève, Cheikh Al-Toussi a fait un résumé de ce livre, sous le nom de « Talkhis Al-Chafi »
Aboul Hussayn Basri, a écrit un livre contre Al-Chafi sous le nom de « Naqdh Al-Chafi ».
Sallar, un autre élève de Sayyid Al-Murtadâ a écrit un livre contre Bassri et pour son professeur sous le nom de « Naqdh Al-Naqh Ala Al-Chafi ».
Înqadh Al-Bachâr min Al-Jabr wa Al-Qadâr Dans ce livre, il parle de deux sujets très important Al-Qadha et Al-Qadar.[39]
Tanzih Al-Anbiya wa Al-A’îmma Dans ce livre, il démontre l’immaculation des prophètes et des imams.[40]
Al-Ôsoul Al-Î’tiqadiyya Dans ce livre, il parle des attributs d’Allah, la prophétie, la succession du Prophète pslf, la résurrection, la promesse d’Allah sur les récompenses et les châtiments, l’intercession, le châtiment dans la tombe, l’anéantissement du monde et les autres sujets dogmatiques.[41]
Al-Wîlaya An Al-Ja’îr Il a écrit ce livre pour le ministre, Aboul Qassim Hussayn b. Ali Maghribi. Il parle dans ce livre de ce que le calife peut faire envers les injustes et ce qu’il ne doit pas faire.[42]
Al-Mouqni’ fi Al-Ghayba[43]
Al-Masa’îl Al-Rasiyya Ce livre contient plusieurs sujets juridiques et dogmatiques.[44]
Muqaddima fi Al-Ôsoul[45]
Fiman Yatawalla Ghusul Al-Imam Il parle dans ce livre d’une croyance connue parmi les chiites qui dit qu’un Imam ne peut être fait le ghusul de la mort que par un autre Imam. Sayyid Al-Murtadâ rejette cette idée et pense qu’elle est parfois impossible.[46]
Al-Rad Ala Ashab Al-Adad Dans ce livre, il rejette l’opinion de certains chiites qui, selon quelques hadiths, croyaient que le mois de Ramadan est toujours en 30 jours.[47]
Al-Masa’îl Al-Tabaniyat Ce livre contient les réponses de Sayyid Al-Murtadâ aux questions de son élève, Al-Tabani, concernant l’unanimité (Al-Îjma’) et le raisonnement par analogie (Qiyas).[48]
Diwan Al-Murtadâ Ce livre contient les poésies de Sayyid Al-Murtadâ.[49]
Charh Qasida Al-Sayyid Al-Hîmyari[50]
Amali Al-Murtadâ


Références

  1. Âqâ Buzurg Téhérani, Tabaqat A’lam ash-Shî’a, v 2 p 120-121
  2. Tabaqat A’lam ash-Shî’a, v 2 p 120-121
  3. Al-Muhami Rachid Al-Saffâr, Tarjumat Sharîf Al-Murtadha, p 9
  4. Tarjumat Sharîf Al-Murtadha, p 11-12
  5. Najâshî, Rijâl, p 271
  6. Ja’farî, Sayyid ar-Radî, p 31
  7. Ibn Maytham Al-Bahrânî, Sharh Nahj al-Balâgha, v 1 p 89
  8. Cheikh Abbas Al-Qummi, Waqay’î Al-Ayyâm, p 287
  9. Téhrânî, Âqâ Buzurg, Tabaqât A’lâm ash-Shî’a, vol 2, p 120-121, Nashr Ismâ’îlîyân, Qom,
  10. Al-Mahâmî, Rashîd as-Saffâr, Tarjuma Sharîf al-Murtadâ fî Sharîf al-Murtadâ, p 24, 1415 H
  11. Tarjumat Sharîf Al-Murtadha, p 22
  12. As’adî, Aliridâ, Sayyid Murtadâ, p 52-53, Pahjuhishgâh ‘Ulûm wa Farhang Islâmî, 1391 HS
  13. Tarjumat Sharîf Al-Murtadha, p 47-48
  14. Gurjî, Tarikh Fiqh Wa Fuqahâ, p 148
  15. Nasr, Ali, Tahlîl Fiqhî Râbîti Sultân Wa ‘Ulamâ-i Dîn Az Dîdgâh ‘Alam al-Hudâ, p 172-173
  16. Ibn Jawzî, ‘Abd ar-Rahmân, Al-Muntazam, vol 15, p 112, Beyrouth, Dâr al-Kutub al’Imîyya, édition 1, 1412 H
  17. Shafî’î, Mahmûd, Ar-Risâla fi al-‘Amal Ma’a as-Sultân, Faslnam-i ‘Ulûm sîyâsî, 1380 HS
  18. ‘Alîkhânî wa HAmkârân, Andîsh-i Sîyâsî Mutafakkirân Musalmân, vol 2, p 154-155, 160-161, Pajhuhishgâh Mutâli’ât Farhangî wa Ijtimâ’î, 1390 HS
  19. Nasr, Ali, Tahlîl Fiqhî Râbîti Sultân Wa ‘Ulamâ-i Dîn Az Dîdgâh ‘Alam al-Hudâ, p 172-173
  20. Cheikh at-Tûsî, al-Fihrist, p 99, chercheur Sayyid Muhammad Sâdiq Âl Bahr al-‘Ulûm, Nadjaf, al-Maktabat ar-Radawîyya,
  21. As’adî, Aliridâ, Sayyid Murtadâ, p 52-53, Pahjuhishgâh ‘Ulûm wa Farhang Islâmî, 1391 HS
  22. Nîyâsar, Shâhrûdî, Ma’ârif, ‘Aql Wa Naql Az Dîdgâh Sayyid Murtadâ, p 76 81-82
  23. Nîyâsar, Shâhrûdî, Ma’ârif, ‘Aql Wa Naql Az Dîdgâh Sayyid Murtadâ, p 75
  24. As’adî, Aliridâ, Sayyid Murtadâ, p 91-94, Pahjuhishgâh ‘Ulûm wa Farhang Islâmî, 1391 HS
  25. Birinkâr ; Hâshimî, ‘Aqlgarâyî Dar Madrisi Imâmîyyi Bagdad wa Mu’tazili, p 70-71, magazine de Falsaf-i y-i Dîn, 1393 HS
  26. As’adî, Aliridâ, Sayyid Murtadâ, p 50 et 90, Pahjuhishgâh ‘Ulûm wa Farhang Islâmî, 1391 HS
  27. Gurji, Abu al-Qâsim, Tarikh Fiqh Wa Fuqahâ, p 148-149, Téhéran, Samt, 1385 HS
  28. Nîyâsar, Shâhrûdî, Ma’ârif, ‘Aql Wa Naql Az Dîdgâh Sayyid Murtadâ, p 84 et 87
  29. Jibri’îlî, Muhammad Safar, Sir Tatawur Kalâm Shî’a, p 100
  30. Gurji, Tarikh Fiqh Wa Fuqahâ, p 148- 149
  31. Gurji, Abu al-Qâsim, Tarikh Fiqh Wa Fuqahâ, p 148-149, Téhéran, Samt, 1385 HS
  32. Shukrânî, Ridâ, Muqadami-yî bar Mabâhith Tafsîrî Sayyid Muratdâ, p 51-52, Magazine Kayhân Andîshi, n 59, 1374 Hs
  33. Ibn Jawzî, ‘Abd ar-Rahmân, Al-Muntazam, vol 15, p 294, Beyrouth, Dâr al-Kutub al’Imîyya, édition 1, 1412 H
  34. Amîn, Sayyid Muhsin, A’yân Ash-Shî’a, vol 8, p 213,
  35. Muhaddithî, Shakhsîyat Adabî Sayyid Murtadâ, p 61-63
  36. Gurjî, Tarikh Fiqh wa Fuqahâ, p 172-173
  37. Gurjî, Tarikh Fiqh wa Fuqahâ, p 159-160
  38. Gurjî, Tarikh Fiqh wa Fuqahâ, p 160
  39. Gurjî, Tarikh Fiqh wa Fuqahâ, p 162
  40. Tabaqat A’lam ash-Shî’a, v 15 p 273
  41. Gurjî, Tarikh Fiqh wa Fuqahâ, p 163
  42. Gurjî, Tarikh Fiqh wa Fuqahâ, p 164
  43. Gurjî, Tarikh Fiqh wa Fuqahâ, p 164
  44. Gurjî, Tarikh Fiqh wa Fuqahâ, p 165
  45. Gurjî, Tarikh Fiqh wa Fuqahâ, p 168
  46. Gurjî, Tarikh Fiqh wa Fuqahâ, p 168
  47. Gurjî, Tarikh Fiqh wa Fuqahâ, p 169
  48. Gurjî, Tarikh Fiqh wa Fuqahâ, p 169-170
  49. Gurjî, Tarikh Fiqh wa Fuqahâ, p 170
  50. Gurjî, Tarikh Fiqh wa Fuqahâ, p 170

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