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SHAFAQNA – L’école Ja’farite est l’une des cinq écoles de l’Islam, également appelée l’école des Ahlul Bayt (Paix sur eux) et c’est la première des écoles de l’Islam car étant antérieure à toutes les autres. Cette école, bien que portant le nom de l’Imam Al-Sadeq (Paix sur lui) qui était l’un des successeurs du Prophète (Que la Paix soit sur lui et sur sa Famille) désignés par Allah, est la seule école qui existait du vivant même du Prophète (Que la Paix soit sur lui et sur sa Famille).

La raison de cette appellation est que l’Imam Al-Sadeq (Paix sur lui) plus que tout autre Imam (Paix sur lui) a eu l’opportunité d’enseigner aux musulmans en grand nombre la bonne interprétation du coran et la vraie Sunna de son grand père, car son Imamat a coïncidé avec la lutte pour le pouvoir entre Omeyyades et Abbassides.

Il avait l’habitude de travailler son jardin lui-même. Il perdait souvent connaissance en se rappelant Allah. Une nuit, le Calife Abbasside de l’époque fit convoquer l’Imam par un messager. Celui-ci raconte: «Je suis allé chez l’Imam et je l’ai trouvé dans sa chambre privée. L’Imam suppliait Allah dans la plus grande humilité, les mains levées vers les cieux, les mains et le visage poussiéreux».

C’était un homme charitable et de disposition aimable. Il parlait avec tendresse et se montrait très coopératif. On avait plaisir à travailler avec lui. Un jour l’Imam appela son domestique, Mussadif et lui donna mille dinars pour se préparer à un voyage d’affaires, en Egypte, car le nombre de sa suite avait augmenté et il était nécessaire de rechercher davantage de moyens de subsistance.

Moussadif acheta des marchandises et partit pour la Syrie avec un groupe de commerçants. Lorsqu’ils approchèrent de l’Egypte, ils rencontrèrent un autre groupe de commerçants revenant de ce pays. Ils dirent à ceux-ci qu’ils possédaient telle sorte de marchandises et qu’ils voulaient savoir si elles étaient disponibles en Egypte. Leurs interlocuteurs répondirent par la négative. Les marchands prêtèrent alors serment de ne pas revendre leurs marchandises à moins de cent pour cent de bénéfice. Ce qui fut fait. Après quoi ils retournèrent à Médine.

Mussadif rentra chez l’Imam avec deux sacs contenant chacun mille dinars. Il lui dit que l’un des deux sacs contenait le capital, l’autre, les bénéfices.

L’Imam lui fit remarquer que les bénéfices étaient excessifs et lui demanda ce qu’il avait fait des marchandises. Moussadif lui expliqua ce qu’il avait fait et le serment qu’il avait prêté (de ne pas revendre à moins de 100% de profit). L’Imam s’étonna qu’il ait juré de ne pas revendre des articles à des musulmans à moins de 100% de bénéfice!

Puis l’Imam prit l’un des deux sacs et dit: «Celui-ci contient mon capital, et nous ne touchons pas les bénéfices».

Et d’ajouter: «Ô Moussadif! Il est plus facile de combattre avec une épée que de gagner sa vie légalement (halal)!».

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