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SHAFAQNA – par SHAFAQNA avec WikiShia : Aujourd’hui, le 22 du mois Jumâdâ ath-Thânîya, est l’anniversaire de la mort d’Abū Bakr b. Abī Quḥāfa, qui après le décès du prophète Muhammad (s.a.), avec l’aide de quelques autres compagnons à Saqifa Bani Sa’ida s’est fait le calife des musulmans.

Selon des sources historiques sunnites, dans les derniers moments de la vie d’Abu Bakr, ‘Abd al-Rahman lui a dit: “… vous avez toujours été juste et réformateur, [donc] ne vous fâchez pour rien dans ce monde.” Et Abu Bakr avait répondu:

Oui, je ne suis pas fâché pour quoi que ce soit dans ce monde, sauf pour trois choses que j’ai commises et j’aurais aimé ne pas les avoir faites, et trois choses que je n’ai pas faites et j’aurais aimé les faire, et trois choses Je voudrais avoir demandé au Prophète (s).

Mais ce que j’aurais préféré ne pas faire, c’est d’abord que je n’aurais pas envahi la maison de Fatima (a) même si on me l’a fermée pour la guerre, la seconde est que j’aurais préféré ne pas brûler Fuja’a Sullami Je l’avais tué ou libéré. La troisième est que le jour de Saqifa, j’aurais aimé laisser le califat sur l’un ou l’autre de ces deux hommes, Umar ou Abu ‘Ubayda, afin que l’un d’eux devienne le calife et que je devienne son ministre.

Mais les trois choses que je n’ai pas faites et j’aurais aimé les faire: la première est que quand Ash’as ibn Qays m’a été amené en captivité, j’aurais aimé le décapiter, parce que je soupçonne qu’il va forcer le mal partout où il trouvera il; et l’autre est que j’aurai souhaité quand j’ai envoyé Khalid Bin Waleed à la bataille des apostats j’étais resté à Zil Qissah pour que je puisse aider l’armée s’ils étaient vaincus; et le troisième, je souhaite que lorsque j’ai délégué Khalid à Sham, j’aurai envoyé Omar en Irak, de sorte que j’aurai ouvert mes deux mains dans la cause de Dieu.

Puis il ouvrit les mains et ajouta:

J’aurais aimé demander au Prophète de Dieu (paix et bénédictions d’Allah soient sur lui) de savoir à qui appartenait le califat, afin que personne n’entre en guerre contre lui; et j’aurais aimé lui demander si les Ansar n’avait aucun droit dans cette affaire; et j’aurais aimé lui demander si la fille du frère et la sœur du père hériteraient de quoi que ce soit [du défunt], parce que je n’en suis pas sûr.

 

Source : Târîkh Tabarî, v 3 p 429 ; Târîkh Ya’qûbî, v 2 p 137

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