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SHAFAQNA – via The Academy for Learning Islam

فَلَا تُزَكُّوا أَنْفُسَكُمْ ۖ هُوَ أَعْلَمُ بِمَنِ اتَّقَىٰ
[Fala tuzakku anfusakum, huwa a’lamu bimanit-taqa]
 Ne vantez pas vous-mêmes votre pureté; c’est Lui qui connaît mieux ceux qui [Le] craignent.
(Sūrat Najm, No. 53, Āyat 32)

L’éloge de soi et la vantardise sont des comportements laids qui sont fortement détestés par Allah (swt). Ceux qui ressentent le besoin de dévoiler ce qu’ils trouvent louable en eux-mêmes, oublient le fait que cela compte uniquement si Allah (swt) en a connaissance et Il le sait. Il connait le mieux et est au courant à tout instant, puisque rien n’échappe à son attention. En fait, Il nous connait mieux que nous-mêmes. L’éloge de soi a également été condamné dans un autre verset où Allah (swt) dit: N’as-tu pas vu ceux-là qui se déclarent purs? Mais c’est Allah qui purifie qui Il veut. (Q 4:49)

La vantardise en dit beaucoup sur la personne qui la pratique. Elle résulte souvent d’un ou de plusieurs facteurs:

1.    Un manque de prise de conscience de soi: Ceux qui se connaissent réellement ainsi que leur position dans cet univers, ont pleinement conscience de leur insignifiance. Il y a une compréhension aigue de la façon dont ils font défaut au potentiel et au statut accordés à l’être humain par le Créateur. L’Imam Ali (a) décrit les personnes pieuses dans son sermon sur la description des pieux, où il dit: Ils ne se contentent plus des petites actions et ne se suffisent point des grandes. Ils accusent leurs âmes et mésestiment la valeur de leurs actions. Lorsque l’un d’eux est félicité, il a peur de ce qu’on lui dit. Il répond: ‘Je connais mon âme mieux que quiconque et Dieu la connaît bien mieux que moi-même. Seigneur ne me condamne pas pour ce qu’ils croient et pardonne-moi ce qu’ils ignorent.’ (Nahjoul Balagha – Description des pieux). C’est une si belle réponse qu’elle devrait être mémorisée par tous les musulmans chiites.

2.    L’Amour de soi: Quand une personne est absorbée par le Moi, ses pensées se manifestent à travers ses paroles. Après tout, le discours d’une personne révèle ce qu’elle a dans le cœur. La vantardise reflète ce que la personne pense d’elle-même. Malheureusement, de telles pensées entravent le progrès et affaiblissent les efforts visant la perfection.

3.    Une faible estime de soi: Parfois le contraire est vrai. Quand une personne manque de confiance en elle, elle compense cela en faisant ses propres louanges. C’est comme si elle souhaitait se convaincre elle-même ainsi que les autres, de sa pureté parce qu’elle n’en est pas sûr elle-même. La véritable estime de soi signifie avoir une perception correcte de soi-même, tout en connaissant ses points forts mais aussi ses défauts et ses lacunes. Cela permet de se sentir en paix sans avoir le besoin d’impressionner les autres. Le sentiment d’estime de soi ne dépend pas de la façon dont les gens nous perçoivent.

Ces raisons ainsi que d’autres se cachent derrière cette envie de s’enorgueillir. C’est le symptôme d’une émotion contre nature et malsaine qui doit être traitée avant que la personne ne puisse s’arrêter. La seule fois où l’Islam autorise l’éloge de soi, c’est quand une personne a besoin que les autres prennent conscience de sa position afin de pouvoir assumer les responsabilités qui lui ont été confiées par Dieu. On peut le voir dans les mots de Nabi Youssouf (a) quand il se décrit devant le premier ministre de l’Egypte: Je suis un bon gardien et connaisseur. (Q 12:55) Mais aussi dans le discours du Saint Prophète (s) à son peuple: Je suis pour vous un conseiller digne de confiance (Q 7:68). On peut aussi le voir dans les mots de l’Imam Al-Sajjad (a) lorsqu’il se présente à la cour de Damas.

Rappelons-nous de ce verset la prochaine fois que nous serons tentés de parler de nous. Demandons-nous d’où provient ce besoin de divulguer nos qualités ainsi que nos bonnes actions à autrui. Comme l’a dit l’Ayatoullah Khomeiny: Quels avantages à acquérir l’amour et la haine des faibles créatures de Dieu ainsi qu’à gagner leurs faveurs et à se faire un nom parmi elles? Et même si avantages il y a, ceux-ci sont insignifiants et éphémères…   (Forty Hadith, No. 2)

Sources:

  1. Āyatullāh Nāsir Makārim Shirāzī (Editeur), Tafsīr-e Namūne
  2. Amīrul Mu’minīn Imam Ali bin Abī Tālib (a), Nahjul Balāgha
  3. Āyatullāh Rūhullāh Khumaynī, Forty Hadith,   http://www.al-islam.org/forty-hadith-an-exposition-second-edition-imam-khomeini/second-hadith-ostentation-riya

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