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SHAFAQNA – Le Monde du Camping par Antoine Chapenoire : Gérard et France sont des fourgonnistes commes les autres. Ils habitent dans les Hautes-Alpes et voyagent à bord d’un Fiat Ducato aménagé, de marque Adria. Comme tous les camping-caristes, ils apprécient la liberté que leur offre leur véhicule de loisirs. Cette liberté, Gérard et France ont choisi d’en profiter à fond, en visitant des pays étrangers: en Europe (Irlande, Scandinavie, Roumanie…) et même au-delà (Iran, Kazakhstan et Ouzbékistan).

“Quand j’ai commencé le camping-car, je suis allé plusieurs fois au salon du Bourget, et j’ai choisi un fourgon pour pouvoir aller n’importe où. Le fourgon passe plus inaperçu, on stationne plus facilement et on peut se rendre sans difficultés sur les lieux de visite. Notre fourgon mesure moins de 6 mètres de long, mais j’ai tout ce qu’il faut à bord. J’ai beaucoup de rangements.

 

3 mois par an: le grand voyage

Tous les ans, ma femme et moi nous partons 3 mois, et toujours seuls. Jamais avec d’autres camping-cars: moi je fais beaucoup de photos, je m’arrête tous le temps, j’arrive tard à l’étape… Des fois on arrive à 22 heures le soir, dans les pays dont je vous parlais. Nous ne restons jamais plus d’un jour au même endroit. C’est quand on visite des pays étrangers qu’il peut nous arriver de séjourner deux ou trois jours d’affilée sur le même lieu. Je suis allé en Ouzbékistan, au Kazakhstan, en Iran. Dans tous ces pays, nous avons toujours été très bien reçus. C’est les plus beaux pays que j’ai visités, et je placerais bien volontiers l’Iran en premier.

En Iran: un sens de l’accueil exceptionnel

Vous êtes dans le fourgon, vous venez de vous poser. Vous entendez “toc-toc”, vous avez un peu peur. Ce sont des gens qui arrivent avec des plats, et qui vous offrent à manger. Un quart d’heure après, on frappe encore. Cette fois, c’est le dessert qu’on vous apporte. Et le matin: pareil avec le petit-déjeuner. Et ce n’est pas pour de l’argent: là-bas, la mendicité est interdite. C’est un sens de l’accueil exceptionnel.

Sécurité et réparations

Dans ces pays, je me suis senti parfaitement en sécurité. Je suis tombé en panne de frein en Ouzbékistan. J’ai trouvé un garagiste; mais évidemment nous ne parlions pas la même langue. Il m’a fait signe qu’il en avait pour deux heures. Quand je suis repassé, il avait refait les garnitures du frein et l’a fixé comme autrefois, avec des rivets. Je suis aussi tombé en panne d’alternateur. Ils l’ont remplacé par un alternateur de Peugeot 405, qu’ils ont découpé à la scie à métaux pour pouvoir le mettre en place.”

 

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