L’Imam ‘Ali (as) durant ses prières

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SHAFAQNA – Nous étions, Nawaf et moi, en train de dormir dans la cour du palais quand nous nous trouvâmes en présence du Prince des croyants(p) vers la fin de la nuit.

Il(p) avait la main posée sur le mur et récitait, complètement éperdu, les versets suivants commençant par { Il y a dans la création des cieux et de la terre..} jusqu’à la fin.

Et pendant qu’il(p) les récitait, comme un oiseau passa [sa raison].

Il(p) [me] demanda : « Est-ce que tu dors ou es-tu éveillé ? »

Je répondis : « Eveillé ! C’est toi qui agis ainsi ? Alors [que dire] pour nous ? »

Il(p) décrispa ses yeux et se mit à pleurer. Puis il(p) dit :

« Ô Habbat, il y a pour Dieu une position et nous avons une position devant Lui. Aucun de nos actes ne Lui est caché.

Ô Habbat, Dieu est plus proche de toi et de moi que l’artère jugulaire.

Ô Habbat, rien de toi ni de moi n’est caché à Dieu. »

Puis il(p) se tourna vers Nawaf et lui dit : « Est-ce que tu dors, ô Nawaf ? »

Il répondit : « Non, ô Prince des croyants(p), je ne dors pas. Tu es resté longtemps à pleurer durant cette nuit ! »

Il(p) répondit : « Si tu restes à pleurer durant cette nuit par crainte de Dieu Tout-Puissant, tes yeux se réjouiront demain devant Dieu Tout-Puissant.

Ô Nawaf, il n’y a pas de larme (des larmes) [qui coule] de l’ œil de l’homme [descendue] par crainte de Dieu qui n’ait éteint des mers de feux !

Ô Nawaf, personne n’a de rang plus grandiose auprès de Dieu que celui qui pleure par crainte de Dieu, qui aime en Dieu et déteste en Dieu.

Ô Nawaf, celui qui aime Dieu, rien ne l’accapare en dehors de Son Amour, et celui qui déteste [en Dieu], n’encourt pas Sa Haine.

En plus du fait que vous aurez complété les vérités de la foi. »

Il(p) leur fit ensuite des recommandations et des rappels puis dit à la fin :

« Soyez sur vos gardes par rapport à Dieu. Je vous ai avertis. »

Et il(p) passa son chemin en disant : « Ah si je savais si, pendant [ces moments] d’insouciance,

Tu T’es détourné de moi ou Tu es en train de me regarder ?

Ah si je savais, pendant (la longueur de) mon sommeil et le peu de mes remerciements pour Tes Bienfaits à mon égard,

quel est mon état… »

Par Dieu ! Il(p) resta dans cet état jusqu’à la levée de l’aube.

Rapporté par Habbat al-‘Uranî in Mustadrak al-Wasâ’il, vol.11  pp2 37

via lumieresspirituelles.net   

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