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SHAFAQNA – Ce qui suit fait partie du livre Les Prières (Du’â ‘) Coraniques par Hussein Watheqi, et traduit par Jabbar Abdideh, et révisé et édité par Abbas Ahmad al-Bostani.

LES PRIÈRES DE MOÏSE (Mûsâ)

  1. L’histoire de Moïse et de Pharaon est une des plus longues histoires racontées dans le Saint Coran. Dans cette histoire les oniromanciens et astrologues dirent à Pharaon : Le monde va bientôt donner naissance à un enfant qui renversera ton trône et ton royaume. Ayqnt entendu cette affreuse nouvelle, Pharaon remuait ciel et terre pour empêcher Moïse de venir au monde. Mais, par la volonté d’Allah et malgré celle de Pharaon, Moïse fut né et, ensuite, élevé et grandi au sein de la famille même de Pharaon jusqu’à ce qu’il devînt un jeune homme puissant. Allah lui donna la Science et la Sagesse.

Moïse entra dans la ville à l’insu de ses habitants. Il y trouva deux hommes qui se battaient : un de ses partisans et un de ses adversaires. Celui qui était de son parti demanda son aide contre celui qui était au nombre de ses ennemis. Moïse administra à ce dernier un puissant coup de poing et le tua. Ce faisant, il dit :

Rabbi innî dhalamtu nafsî fa-gh-firlî

رَبِّ إِنِّي ظَلَمْتُ نَفْسِي فَاغْفِرْ لِي

” Ô mon Seigneur ! Je me suis fait tort à moi-même, pardonne-moi. ” (28 : 16)

Allah lui pardonna. Moïse implora encore le Seigneur :

Rabbi bimâ ’n‘amta ‘alayya falan ’akûna dhahîra-l-lil-mujrimîn-a

رَبِّ بِمَا أَنْعَمْتَ عَلَيَّ فَلَنْ أَكُونَ ظَهِيرًا لِلْمُجْرِمِينَ

” Mon Seigneur ! Grâce aux bienfaits dont Tu m’as comblé, je ne serai jamais l’allié des criminels. ” (28 : 17)

Il se trouvait dans la ville, le lendemain matin, inquiet et regardant de tous côtés, lorsque celui qui, la veille, lui avait demandé secours l’interpella à grands cris : Ô Moïse ! Veux-tu me tuer comme tu l’as fait avec que tu as tué hier ? Tu ne veux être qu’un tyran sur la terre, tu ne veux pas être au nombre des réformateurs.

Un homme vint en courant des extrémités de la ville. Il dit : Ô Moïse ! Les chefs du peuple confèrent à ton sujet pour te tuer. Va-t’en ! C’est un bon conseil !

Moïse sortit, inquiet, se tournant de tous côtés, et prie :

Rabbi najjinî min-al-qawmidhdhâlimîn-a

رَبِّ نَجِّنِي مِنَ الْقَوْمِ الظَّالِمِينَ

” Mon Seigneur ! Délivre-moi de ce peuple injuste. ” (28 : 21)

Il implora encore Allah, tout en se dirigeant vers Madian :

‘asâ Rabbî ’an yahdîyanî sawâ’as-sabîl-i

عَسَى رَبِّي أَنْ يَهْدِيَنِي سَوَاءَ السَّبِيلِ

” Il se peut que mon Seigneur me guide sur la voie droite. ” (28 : 22)

  1. Lorsqu’il arriva au point d’eau de Madian, il y trouva des gens qui abreuvaient leurs troupeaux. Il y trouva aussi deux femmes qui se tenaient à l’écart et qui retenaient leurs bêtes. Il leur demanda : Que faites-vous, vous deux ? Elles dirent : Notre père est un homme très âgé. Nous venons ici pour abreuver nos troupeaux, mais nous ne le ferons pas tant que ces bergers ne sont pas partis. Moïse, par devoir divin abreuva leurs bêtes.

Lorsque les deux femmes partirent, Moïse qui était un étranger dans cette contrée, ne savait pas où aller. Aussi se mit-il à l’ombre d’un arbre pour se reposer et se remettre de la fatigue de la route. Et comme il n’avait pas de moyens ni de provisions de bouche, il s’adressa à Allah :

Rabbi innî limâ anzalta ilayya min khayrin faqîr-un

رَبِّ إِنِّي لِمَا أَنْزَلْتَ إِلَيَّ مِنْ خَيْرٍ فَقِيرٌ

” Mon Seigneur ! J’ai grand besoin du bien que Tu feras descendre sur moi ! ” (28 : 24)

La prière de Moïse seront vite exaucée. En effet les filles de Chu’aïb, arrivées chez elles plus vite qu’autre fois, racontèrent à leur père l’histoire de l’aide d’un jeune inconnu.

Chu’aïb envoya l’une de ses filles pour amener Moïse chez eux. Celui-ci vint et fut bien accueilli. Voyant les capacités et la loyauté de Moïse, Chu’aïb décida de le marier à l’une de ses filles. Moïse devint le gendre de Chu’aïb et fonda une famille.

Bien que certains récits hagiographiques mentionnent que Moïse avait besoin d’un peu de pain lorsqu’il récita cette prière, celle-ci n’est pas forcément destinée à la demande du pain ou de la nourriture dont on a besoin au quotidien ; on peut la faire aussi pour la satisfaction de toutes sortes de besoins. La preuve en est que Moïse obtint la satisfaction de ses différents besoins après ladite prière de demande.

  1. Moïse devait rester quelques années à Madian suivant l’engagement conclu entre lui et Chu’aïb. Après avoir terminé le temps fixé, Moïse commença son voyage avec sa famille lorsqu’il aperçut un feu du côté du Mont Sinaï. Il demanda à sa famille de demeurer sur place et il se dirigea vers le feu pour en apporter un peu afin d’aider sa famille à se réchauffer. Mais, c’était en fait la Lumière d’Allah le Très-Haut incarnée dans un arbre. C’est là que le plus grand événement dans la vie de Moïse se fit jour : sa mission prophétique. Moïse devint Prophète d’Allah et lui fut accordé le miracle comme une preuve de sa véracité.

Le début de sa mission fut d’aller à la Cour royale de Pharaon pour l’avertir et pour le guider vers Allah le Très-Haut.

Trouvant difficile sa mission, Moïse s’adressa à Allah et pria :

Rabbi-ch-rahlî çadrî * wa yassirlî ’amrî * wahlul ‘uqdatan mi-l-lisânî * yafqawhû qawlî * waj‘al-lî wazîran min ’ahlî * Hârûna ’akhî * uchdud bihî ’azrî * wa ’achrikhu fî ’amrî * kay nusab-bihaka kathîran * wa nathkuraka kathîran * ’Innaka kunta bina Baçîran

رَبِّ اشْرَحْ لِي صَدْرِي *وَيَسِّرْ لِي أَمْرِي *وَاحْلُلْ عُقْدَةً مِنْ لِسَانِي *يَفْقَهُوا قَوْلِي *وَاجْعَلْ لِي وَزِيرًا مِنْ أَهْلِي *هَارُونَ أَخِي *اشْدُدْ بِهِ أَزْرِي *وَأَشْرِكْهُ فِي أَمْرِي *كَيْ نُسَبِّحَكَ كَثِيرًا *وَنَذْكُرَكَ كَثِيرًا *إِنَّكَ كُنْتَ بِنَا بَصِيرًا *

Mon Seigneur ! Soulage ma poitrine ; facilite ma tâche ; dénoue le nœud de ma langue ; afin qu’ils comprennent ma parole. Donne-moi un assistant de ma famille : mon frère Aaron ; accrois aussi ma force ; associe-le à ma tâche afin que nous Te glorifiions sans cesse et que, sans cesse, nous T’invoquions. Oui, Tu nous vois parfaitement. ” (20 : 25-35)

Dieu dit : ” Ô Moïse ! Ta prière est exaucée. ” (20 : 36)

Puis Allah enseigna à Moïse et Aron la manière de se comporter avec Pharaon et leur dit : ” Allez chez Pharaon, il est rebelle ; adressez-lui des paroles courtoises ; peut-être réfléchira-t-il ; ou éprouvera-t-il de la crainte. ” (20 : 43-44)

Tous deux dirent :

Rabbanâ ’in-nanâ nakhâfu ’an yafruta ‘alaynâ ’ay- yatghâ

رَبَّنَا إِنَّنَا نَخَافُ أَنْ يَفْرُطَ عَلَيْنَا أَوْ أَنْ يَطْغَى

” Notre Seigneur ! Nous craignons qu’il l’emporte sur nous ou qu’il ne se montre rebelle.” (20 : 45)

Dieu dit : Ne craignez rien, oui, Je suis avec vous, J’entends et Je vois. “(20 : 46)

 

 

4-LA PRIÈRE DES MAGICIENS CROYANTS

Moïse et Aaron partirent sur l’ordre d’Allah pour la Cour de Pharaon. Ils lui adressèrent des propos courtois et lui parlèrent de la libération des fils d’Israël, le tourment du Jour de la Résurrection, la connaissance d’Allah, les dons divins, la mort, et d’autres Signes. Ils lui révélèrent les miracles d’Allah.

Pharaon cria au mensonge et traita de magie les miracles divins, et fixa le jour de la Fête comme un rendez-vous pour lui opposer une magie semblable.

Pharaon rassembla les plus puissants de ses magiciens et leur promit de les placer parmi ses proches s’ils réussissaient à vaincre Moïse.

Vint le jour de la Fête. Tout le monde fut fidèle au rendez-vous pour être le témoin du défi de Moïse et Aaron aux plus renommés des magiciens. Ceux-ci commencèrent les premiers leur magie d’une façon qui effraya Moïse. Allah lui suggéra alors : ” N’aie pas peur. Tu es le plus fort. Jette ce qui est dans ta main droite : cela va dévorer ce qu’ils ont fabriqué. ” (20 : 68-69)

” Moïse jeta son bâton. Voici que ce bâton engloutit ce qu’ils avaient fabriqué. Ainsi, la Vérité se manifesta et leurs manœuvres furent inutiles. Ainsi, ils furent vaincus et ils se retirèrent humiliés. ” (7 : 117-110)

Pharaon dit : ” Croirez-vous donc en lui avant que je vous le permette ? Ceci est une ruse que vous avez imaginée dans la ville pour en expulser les habitants. Vous saurez bientôt… Je vous ferai couper la main droite et le pied gauche, puis je vous ferai tous crucifier. ” (7 : 123)

Les magiciens qui avaient cru nouvellement en Dieu dirent :

” C’est vers notre Seigneur que nous nous retournons. Tu nous reproches seulement d’avoir cru aux Signes de notre Seigneur lorsqu’ils nous sont parvenus.

Et, s’adressant à Dieu, ils implorèrent :

Rabbanâ ’afriq ‘alaynâ çabran wa tawaffanâ muslimîn-a

رَبَّنَا أَفْرِغْ عَلَيْنَا صَبْرًا وَتَوَفَّنَا مُسْلِمِينَ

Notre Seigneur ! Répands sur nous la patience ; rappelle-nous, soumis à Toi ! ” (7 : 126)

5-LA PRIÈRE DES CROYANTS

Moïse et son frère Aaron prêchèrent pour quelque temps le monothéisme, la foi, et la lutte pour la liberté, mais il y eut trop peu de gens qui crurent : la crainte inspirée par Pharaon et son injuste royauté empêchèrent les gens d’épouser la croyance de Moïse.

Moïse qui ne croyait même pas en la solidité de foi de ce petit nombre de croyants, décida de leur remonter le moral et leur dit : ” Ô mon peuple ! Si vous croyez en Dieu, confiez-vous à Lui, si vous Lui êtes soumis. Ils dirent : Nous nous confions à Dieu

Et s’adressant à Dieu, il prie:

Rabbanâ lâ taj‘alnâ fitnata-l-lil qawmidhdhâlimîn-a * wa najjinâ bi-Rahmatika min-al-qawmi-l-kâfirîn-a

َربَّنَا لا تَجْعَلْنَا فِتْنَةً لِلْقَوْمِ الظَّالِمِينَ *وَنَجِّنَا بِرَحْمَتِكَ مِنَ الْقَوْمِ الْكَافِرِينَ

Ô notre Seigneur ! Ne nous désigne pas à ce peuple injuste pour susciter en lui la tentation de nous nuire. Délivre-nous, par Ta miséricorde, de ce peuple incrédule. ” (10 : 84-86)

6-Moïse continuait son prêche pour convier les gens à l’adoration de Dieu Unique, mais peu de gens croyaient en sa foi. De l’autre côté, Pharaon et son féroce royaume ajoutaient à leurs pressions sur Moïse et Aaron. Mais les violences des partisans de Pharaon et l’égarement du peuple ne pouvaient constituer aucun obstacle devant la mission divine de Moïse. Ainsi, il dit avec une parfaite foi et détermination :

ufaw-widhu amrî ilâ-llâhi inna-llâha baçîrun bil-‘ibâd-i

وَأُفَوِّضُ أَمْرِي إِلَى اللَّهِ إِنَّ اللَّهَ بَصِيرٌ بِالْعِبَادِ

” Je confie mon sort à Dieu. Dieu voit parfaitement Ses serviteurs. ” (40 :44)

La richesse et le pouvoir absolu de Pharaon avaient aveuglé les yeux du peuple. Celui-ci, candide et ayant un esprit borné, se faisait une comparaison entre Moïse et les croyants, d’une part, et Pharaon et son royaume, d’autre part. Cela allait de soi que quand leur but recherché n’était que de considérer les apparences matérielles, tout le monde se tournait automatiquement vers Pharaon. Car celui-ci était le roi le plus mondain et le plus cupide, alors que Moïse et Aaron n’étaient que le Messager de la foi, de la justice et de la liberté.

Voyant la richesse et le pouvoir de Pharaon comme le plus grand obstacle à la voie du peuple pour qu’il ait foi en Dieu, Moïse dit lors de son entretien intime avec Allah : ” Notre Seigneur ! Tu as donné à Pharaon et à ses conseillers des parures et des biens dans la vie de ce monde, afin, ô notre Seigneur, qu’ils s’écartent de ton chemin.

Et il pria :

Rabbinâ-tmis ‘alâ amwâlihim wa-chdud ‘alâ qulûbihim falâ yu’minû hattâ yaraw-al-‘athâb-al-alîm-a

رَبَّنَا اطْمِسْ عَلَى أَمْوَالِهِمْ وَاشْدُدْ عَلَى قُلُوبِهِمْ فَلاَ يُؤْمِنُواْ حَتَّى يَرَوُاْ الْعَذَابَ الأَلِيمَ

Notre Seigneur ! Anéantis leurs richesses ; endurcis leurs cœurs, afin qu’ils ne croient pas jusqu’au moment où ils verront le châtiment douloureux. ” (10 : 88)

UNE REMARQUE :

Après cette prière, Allah dit : ” Votre prière est exaucée. ” (10 : 89)

En commentaire de ce verset, l’Imam al-Çâdiq (‘a) a dit : ” Cette prière ne fut exaucée que quarante ans après.”[18] Nous comprenons, grâce à ce hadith, que parfois, il se peut que notre prière, tarde à être exaucée, pour une bonne raison que seul Allah connaît. Nous ne devons pas donc nous désespérer, mais garder encore l’espoir en la Miséricorde et en la Faveur d’Allah, pour que notre prière soit exaucée.

L’Imam al-Çâdiq (‘a) dit : ” Je m’étonne pourquoi une personne contre qui l’on complote et qu’on veut tromper ne dise pas : “Je confie mon sort à Dieu. Dieu voit parfaitement Ses serviteurs“. Car c’est après cette prière justement que Dieu délivra Moïse des ruses et intrigues de Pharaon. ”

  1. Le jour où Moïse veut aller au Mont Sinaï pour y passer quarante jours afin de rencontrer son Seigneur, il se fait remplacer par son frère Aaron auprès de son peuple.

Moïse se rend à sa destination. Là il veut voir son Seigneur. Celui-ci lui dit : ” Tu ne Me verras pas, mais regarde vers le Mont : s’il reste immobile à sa place, tu Me verras. ” (7 : 143)

Mais lorsque son Seigneur se manifesta sur le Mont, celui-ci se mit en miettes et Moïse tomba foudroyé. Lorsqu’il se fut ressaisi, il dit :

Subhânaka tubtu ilayka wa ana awwal-ul mu’minîn-a

سُبْحَانَكَ تُبْتُ إِلَيْكَ وَأَنَا أَوَّلُ الْمُؤْمِنِينَ

” Gloire à Toi ! Je reviens à Toi ! Je suis le premier des croyants ! ” (7 : 143)

  1. Une fois la rencontre avec Dieu accomplie, Moïse revint à son peuple. Lorsqu’il s’aperçut de l’adoption du veau par son peuple au lieu d’Allah, il devint courroucé et affligé, mit les Tables par terre et se disputa avec Aaron. Celui-ci lui dit : ” Ô fils de ma mère ! Le peuple m’a humilié et ils ont failli me tuer. ” (7 : 150)

 

Moïse s’adressa alors à Dieu en ces tremes :

Rabbi-ghfirlî wa li-’akhî wad-khilnâ fî Rahmatika wa ’Anta ’Arhamur-Râhimîn-a

رَبِّ اغْفِرْ لِي وَلأخِي وَأَدْخِلْنَا فِي رَحْمَتِكَ وَأَنْتَ أَرْحَمُ الرَّاحِمِينَ

” Mon Seigneur ! Pardonne-moi, ainsi qu’à mon frère ; fais-nous entrer dans Ta miséricorde. Tu es le plus miséricordieux de ceux qui font miséricorde. ” (7 : 151)

  1. Moïse choisit soixante-dix hommes, parmi son peuple, pour assister de nouveau à la rencontre de son Seigneur. Quand ils arrivèrent à la rencontre, un cataclysme les emporta de telle sorte qu’ils pensaient que leur vie était arrivée à son terme.

Moïse se dirigea alors vers Allah et dit :

Rabbi law chi’ta ’ahlaktahum-min qablu wa ’iyyâya ’atuhlikunâ bimâ fa‘ala-s-sufahâ’u minnâ ’in hîya ’illâ Fitnatuka tudh-dhillu biha man tachâ’u wa tahdî man tachâ’u ’Anta Walîy-yunâ fagh-fir lanâ war-hamnâ wa Anta Khayru-l-Ghâfirîn-a * waktub lanâ fî hâthihid-dunyâ hasanatan wa fi-l-âkhirati innâ hudnâ ilayka

رَبِّ لَوْ شِئْتَ أَهْلَكْتَهُمْ مِنْ قَبْلُ وَإِيَّايَ أَتُهْلِكُنَا بِمَا فَعَلَ السُّفَهَاءُ مِنَّا إِنْ هِيَ إِلا فِتْنَتُكَ تُضِلُّ بِهَا مَنْ تَشَاءُ وَتَهْدِي مَنْ تَشَاءُ أَنْتَ وَلِيُّنَا فَاغْفِرْ لَنَا وَارْحَمْنَا وَأَنْتَ خَيْرُ الْغَافِرِينَ *وَاكْتُبْ لَنَا فِي هَذِهِ الدُّنْيَا حَسَنَةً وَفِي الآخِرَةِ إِنَّا هُدْنَا إِلَيْكَ

Mon Seigneur ! Si Tu l’avais voulu, Tu les aurais déjà fait périr, et moi avec eux. Nous feras-Tu périr pour les mauvaises actions commises par ceux des nôtres qui sont insensés ? Ce n’est qu’une épreuve de Ta part. Tu égares ainsi qui Tu veux et Tu diriges qui Tu veux. Tu es notre Maître. Pardonnes-nous ! Fais-nous miséricorde ! Tu es le meilleur de ceux qui pardonnent. Destine pour nous des bienfaits dans ce monde et dans l’autre monde. Nous revenons à Toi !  (7 : 155-156)

  1. La mer se retira pour Moïse et pour les fils d’Israël afin de les laisser passer à pied sec. Mais les armées de Pharaon périrent dans les eaux qui avaient repris leur cours normal. Moïse dit à son peuple : ” Ô mon peuple ! Souvenez-vous de la grâce de Dieu à votre égard, quand Il a suscité parmi vous des Prophètes ; quand Il a suscité pour vous des rois ! Il vous a donné ce qu’il n’avait donné à nul autre parmi les mondes. Ô mon peuple ! Entrez dans la Terre sainte que Dieu vous a destinée … Ils dirent : Ô Moïse ! Un peuple d’hommes très forts réside en ce pays. Nous n’y entrerons pas tant qu’ils n’en sont pas sortis. S’ils en sortent, nous y entrerons… Mets-toi en marche, toi et ton Seigneur ; combattez tous deux ; quant à nous, nous resterons ici.” (5 : 20-24)

Moïse, voyant tous ses efforts échoués dans la guidance du peuple qu’il voulait délivrer du mal de Pharaon, fit cette prière :

Rabbi innî lâ amliku ’illâ nafsî wa akhî fafruq baynanâ wa bayna-l-qawmi-l-fâsiqîn-a

رَبِّ إِنِّي لا أَمْلِكُ إِلا نَفْسِي وَأَخِي فَافْرُقْ بَيْنَنَا وَبَيْنَ الْقَوْمِ الْفَاسِقِينَ

” Mon Seigneur ! Je n’ai de pouvoir que sur moi-même et sur mon frère. Éloigne de nous ce peuple pervers. ” (5 :25)

Allah lui dit : ” Ce pays leur est interdit ; ils erreront sur la terre durant quarante ans. Ne te tourmente donc pas pour ce peuple pervers. ” (5 :26)

 

[18]. Tafsîr al-Borhân, vol. 2, page 194.

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