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SHAFAQNA – Les infidèles et idolâtres qui croyaient fermement en leurs dieux de pierre et de bois ne pouvaient pas accepter l’Islam et reconnaître le droit chemin; Aussi, diffamaient-ils le Prophète et le traitaient de menteur et de fourbe; ils disaient que le Coran était non pas la parole divine mais celle de Mohammad.

Pour réfuter cette accusation, le Seigneur proposa, par un verset coranique, de défier tous les orateurs et poètes qui accusaient le Prophète; c’est-à-dire que ceux qui mettaient en doute le caractère divin du message islamique devaient le prouver en avançant un discours analogue: “Diront-ils: Il a inventé cela! Non!… Mais ils ne croient pas. Qu’ils apportent donc un récit semblable à celui-ci, s’ils sont sincères” (Coran, LII, 33-34).

Dans un autre passage, le Seigneur déclare: “S’ils disent: Il l’a imaginé, dis Apportez donc une Sourate semblable à ceci et invoquez qui vous pourrez en dehors de Dieu, si vous êtes véridiques” (Coran, X, 38).

Tous les infidèles et associateurs qui étaient passés maîtres dans l’art de l’éloquence et du verve n’osèrent relever le défi ils préférèrent transformer la joute oratoire en une bataille rangée… . Autrement dit, il leur était plus facile de mourir que de perdre la face dans un concours littéraire et poétique!

Rappelons que, longtemps après la révélation, des Arabes, célèbres pour leur éloquence, tentèrent de rivaliser avec la parole divine; comme tout le monde, ils durent battre en retraite.

En effet, il est dans la nature de l’homme de chercher à rivaliser avec les autres, de prétendre les surpasser; dès qu’une activité artistique, sportive ou autre attire l’attention du public – même si cette activité ne présente aucun intérêt public, aucune importance sociale -, certaines personnes tentent, à tout prix, de faire de la concurrence; elles ambitionnent de briller en défiant les gens.

C’est pourquoi, on trouve, à toutes les époques, des prétentieux visant à surpasser le livre céleste alors que le Coran est inimitable, indépassable. Ceux qui qualifient le livre divin de sortilège, de sorcellerie se trompent car la magie transforme la vérité en erreur et vice-versa. Or, le Coran n’est que l’expression de la vérité: il correspond aux instincts humains, c’est-à-dire, à la justice, à l’amour du prochain, â la gratitude et à la bonté; il favorise les comportements qui concordent avec la nature innée de l’homme.

Les adversaires du livre sacré ne veulent pas reconnaître que le Coran est une parole, supra-terrestre dont la pureté et le charme sans égal demeurent d’essence surhumaine. D’ailleurs, on peut avancer que le caractère inimitable de la parole coranique ne signifie pas qu’elle est nécessairement d’origine divine; ainsi, il arrive qu’un homme de génie surpasse tout le monde dans un art ou une technique (lecture, écriture, récitation); ou bien qu’il détienne une qualité (bravoure, audace) exceptionnelle, inhabituelle; il se peut donc que le noble Prophète ait surpassé en éloquence les autres Arabes mais, cette supériorité d’ordre humain peut à la longue être remise en question par un autre concurrent d’exception.

Naturellement, les orateurs contemporains du noble Prophète n’ont pas avancé de tels propos ou raisonné de telle sorte. En effet, même si un art ou une technique atteint, grâce à un homme de génie, un haut degré de perfection, cet art ou cette technique reste à la portée du genre humain; à force d’efforts et de maîtrise on peut rivaliser avec le meilleur en ce domaine car son œuvre est d’origine humaine; il a fait œuvre de pionnier, ouvert la voie aux autres, ceux qui, bientôt, le concurrenceront.

Ainsi, personne ne peut surpasser en générosité le célèbre Hatim Tai mais, on peut l’égale; on ne peut mieux écrire que Mir le grand caligraphe ou mieux peindre que Mâni mais, on peut tenter de rivaliser partiellement avec ces deux grand artistes.

Si l’on s’en tient à cette régle générale; considéreer le Coran comme la plus belle parole humaine – et non comme celle de Dieu – signifie qu’elle est  à la portée de grands orateurs; c’est-à-dire que certaines personnes qualifiées peuvent créer au moins un verset semblable à ceux du Coran.

Notons que le Coran, en défiant ses adversaires, leur demande une parole semblable, non une parole supérieure: ” Comosez donc un seul récit semblable, un seul verset semblable; appelez-y même tous ceux que vous pouvez ”

Pour conclure il fautdire que le Coran non seulement a supplanté par sa prose inimitable ses détracteur mais;il a donné une réponse adéquate aux problème des hommes; il a prouvé par ses vérités révélées, par ses sources divinies, que ce livre céleste était une création surhumaine donc inimitable:

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