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SHAFAQNA – Tahoor : L’islam a mis un terme à l’esclavage rien que par le jeu des compensations des péchés. L’affranchissement d’un esclave pour obtenir le pardon d’un péché était devenu une coutume musulmane, exclusivement d’ailleurs. L’esclavage était en ce temps-là une pratique universelle qui résultait de la guerre : plutôt que de les exterminer, on gardait (ou on vendait) les prisonniers (qui pouvaient être des blancs ou des noirs) comme esclaves, parce que c’était une main-d’œuvre à bon marché. Les musulmans y ont mis un terme par la seule foi de chacun d’eux.

En donnant l’aumône, on ne doit pas seulement faire le geste de donner, qui est en soi généreux, mais on devra aussi veiller à le faire sans ostentation. En plus, on devra dire une parole de bien (qawlan ma’rûfan) de façon que la personne qui reçoit l’aumône ou l’aide ne soit pas gênée, donc un sourire ou une plaisanterie seraient là aussi les bienvenus. C’est à un congénère que l’on s’adresse, pas à un animal. Il se peut que cet être humain que nous sommes venus aider soit en train de nous donner l’occasion unique de mériter le pardon de nos péchés, le paradis et l’agrément divin.

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C’est ainsi que l’islam a construit une société fondée non pas sur la loi des hommes, mais sur l’adhésion des cœurs à une loi non votée par des parlementaires, une Loi émanant d’un Dieu miséricordieux, fondée sur l’amour, l’amitié envers les créatures. Cette loi leur est devenue une seconde nature, leur vraie nature et elle survit aux lois humaines, elle survit aux péripéties de l’histoire, aux décadences et aux défaites.

L’adhésion à l’islam transforme l’homme bien plus profondément que son adhésion à aucune autre religion. Parce que justement c’est une adhésion sincère à un enseignement sincère.

La personnalité du Prophète (s) joue un rôle central dans cette formation du musulman. Cette personnalité nous est connue par le témoignage de ses biographes qui relatent ses actions, Sîra, et par ses traditions, hadiths, qui rapportent ses paroles.

L’idéal pour un musulman est de calquer son comportement sur l’exemple prophétique. Le Coran dit : « Vous avez dans le Messager de Dieu un excellent modèle. » (Sourate Al-Ahzâb (Les coalisés) ; 33 : 21)

Le croyant imite le Prophète afin de se rapprocher de lui. Quand il se rapproche de lui et comprend son rang, il devient un homme qui vit “avec” l’Envoyé.

Le Coran dit :

« Mohammad est le Messager de Dieu, et ceux qui sont avec lui sont durs envers les mécréants, et miséricordieux entre eux. » (Al-Fath (La victoire éclatante) ; 48 : 29)

On ne choisit pas ses amis sur la base de la race, de la langue, des liens de sang. Ce sont des facteurs qui peuvent entrer en ligne de compte dans certains cas, mais ce ne sont pas des critères fiables aux yeux de Dieu et des croyants. Nous avons des devoirs envers nos parents même quand ils ne partagent pas notre croyance. Nous avons des devoirs envers notre patrie même quand elle combat pour une cause que nous n’approuvons pas. Nous avons le droit compréhensible de soutenir ceux qui œuvrent à la défense de notre langue maternelle, même quand parmi eux se trouvent des personnes qui ne partagent pas notre foi. Il s’agit de l’intérêt général.

Mais nous n’avons pas à nous faire ennemis des personnes innocentes qui ne nous agressent pas et qui cherchent la paix.

« S’ils cessent, donc plus d’hostilités, sauf contre les injustes » (Al-Baqara (La vache) ; 2 : 193). Et : « Entraidez-vous dans l’accomplissement des bonnes œuvres et dans la piété, et ne vous entraidez pas dans le péché et la transgression. Et craignez Dieu… » (Sourate Al-Mâ’ida (La table servie) ; 5 : 2)

Les valeurs d’humanisme, de philanthropie, d’affection, d’amitié et d’amour doivent être mises en avant dans toutes les circonstances.

Même avec les ennemis, il ne faut jamais refuser l’offre de paix : « Et s’ils inclinent à la paix, incline-toi vers celle-ci [toi aussi] et place ta confiance en Dieu, car c’est Lui l’Audient, le Connaissant. ». (Sourate Al-Anfâl (Les butins) ; 8 : 61).

Le Coran appelle tous les croyants à entrer dans la paix, le salut.

« Vous qui croyez, entrez en masse dans la paix… » (Sourate Al-Baqara (La vache) ; 2 : 208)

Quand on devient un musulman, on devient encore plus attentif au bien des gens. Le Prophète (s) a dit : « La priorité fixée par l’intelligence, après la religion, consiste à montrer de l’amour pour les gens, et à pratiquer le bien à l’égard de tout le monde, honnête ou dépravé, bon ou méchant. »

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L’Imâm Sâdiq (as) a dit : « Le musulman est frère du musulman, il ne le lèse en rien, ne le trompe pas, ne l’effraie pas. Et il est du devoir du musulman de veiller à garder les liens, à coopérer avec les nécessiteux, à entretenir l’affection mutuelle entre eux afin de devenir comme Dieu le leur a ordonné :« Compatissants entre eux… » (3)

Toujours à propos de la compassion, de la solidarité envers les frères en religion, l’Imâm Ja’far al-Sâdiq (as) a ajouté : « Rapprochez-vous de Dieu en agissant avec compassion et bonté envers vos frères. » (4)

Trouver la sérénité au milieu de ses frères en religion

Contrairement aux sociétés matérialistes où les habitants vivent comme des étrangers les uns vis-à-vis des autres et souffrent d’un manque affectif, l’idéal de la société musulmane est fondé sur la solidarité et le partage. Le Prophète (s) a évoqué, dans un hadith, un principe psychosociologique qui est le besoin des hommes dans la tendresse et l’amitié, en affirmant qu’un croyant trouve son calme et sa sérénité grâce à l’affection et aux bons sentiments que lui témoignent ses frères. Ce besoin d’éprouver la bonté est, pour les hommes, aussi nécessaire à leur équilibre psychique que l’eau fraîche pour l’assoiffé. « Le croyant se rassérène auprès du croyant comme se rassérène le cœur d’un homme assoiffé, avec l’eau fraîche ».

* * *

Sudayr, un des compagnons de l’Imâm Sâdiq (as), lui demanda: « Ô fils (5) de l’Envoyé de Dieu, quand je rencontre un homme croyant que je n’ai jamais vu auparavant et qui ne m’a jamais vu auparavant, je suis pris d’un amour puissant pour lui, et quand je lui parle, je vois qu’il éprouve autant d’amour pour moi que moi pour lui. Nous nous aimons sincèrement du fond du cœur ». L’Imâm (as) dit : « O Sudayr, quand les cœurs des êtres bons se rencontrent, leur amour se met à bouillonner subitement, sans le faire voir, comme une pluie qui tombe sur l’eau d’une rivière… Alors que les cœurs des corrompus et des dépravés sont éloignés les uns des autres de toute tendresse, de tout amour, comme s’éloignent les animaux, même si par leur bouche ils clament leur amitié mutuelle. »

 

(3) Commentaire Nûr al-Thaqalayn, Vol. 5, p. 77, d’après al-Osûl mîn al-Kâfîde Kolaynî.

(4) Bihâr al-Anwâr, Vol. 74, p. 371

(5) On s’adresse ainsi aux Imâms car ils sont les descendants de l’Envoyé de Dieu (s) par sa fille Fatima al-Zahra (as).

 

Références :

Motaharî, Mortazâ, Adl-e elâhî, (La justice divine) ; Motaharî, Mortazâ, Jâdhebeh va dâfe’eh ‘Alî (Attraction et répulsion de l’Imâm Ali) ; ‘Allâmeh Majlisî, Bihâr al-Anwâr (Les Océans de Lumières) ; Al-Kolaynî, Al-Osûl mîn al-Kâfî (Les Principes du livre suffisant) ; Shaykh ‘Abbâs Qomî, Safînat al-Bihâr (Le vaisseau des Océans de Lumières) ; Majalleh-ye Dars-hâ-yi az maktab-e eslâm, (Revue « Leçons de la doctrine de l’islam »).

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