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fr.shafaqna - La terre de la naissance du saint prophète Mohammad (s.a.w.)

SHAFAQNA – L’Arabie, le lieu de naissance de notre Maître Mohammad, le Prophète d’Allâh dont la religion a pour adeptes plus d’un cinquième de la population du monde, est une péninsule située à l’ouest de l’Asie. Elle est limitée par l’Asie Mineure et la Syrie au nord, par l’Euphrate et le Golfe Persique à l’est, par la Mer Arabique au sud, et par la Mer Rouge à l’ouest. Jadis, l’Arabie était divisée en trois régions:

a – l’Arabie Felix ou l’étendue fertile longeant le littoral et comprenant les côtes ouest et sudouest;

b – l’Arabie Petraea ou l’étendue rocheuse qui inclut toute la partie nord-ouest;

c – l’Arabie désertique ou le désert sablonneux comprenant tout l’intérieur. Elle est maintenant

divisée par les géographes modernes en sept provinces à savoir:

1. Le Hijâz (Hidjâz)

2. Le Yémen3. Hadhramawt

4. Oman ou le Royaume de Muscat

5. L’Arabie Centrale ou le Royaume de Najd

6. L’Irak, région qui s’étend tout au long de la frontière de la Perse

7. Le Bahrein ou les provinces situées au long du Golfe Persique.

La Terre Sainte

La province de Hijâz est connue comme la Terre Sainte ou la Terre de Pèlerinage. Elle doit son importance aux lieux saints qu’elle renferme. La Mecque (ou le Beqâ’ selon les termes du Coran), la principale ville de Hijâz, est la plus ancienne cité, ou de l’aveu général, l’une des plus anciennes cités du monde.

La Mecque est célèbre pour son édifice sacré, la Ka’bah, qui est un lieu de grand rassemblement depuis l’époque d’Ibrâhîm et de son fils Ismâ’îl qui construisirent le Sanctuaire. Ibrâhîm fut le premier à appeler les gens à visiter la Maison Sacrée. La tradition présente la Mecque comme étant le centre du pèlerinage annuel des gens venant de toute l’Arabie et des pays voisins depuis des époques immémoriales, et probablement depuis l’appel d’Ibrâhîm.

Le Hajj

La Ka’bah a donc toujours été un grand centre religieux. S’y rendre et y accomplir les rites qui lui sont propres a constitué à toutes les époques un devoir sacré. Elle continue encore de nos jours à commander la révérence et la dévotion de toute la Ummah islamique. Le Saint Coran dit:

«Oui, la première maison fondée pour les gens est bien celle de la Mecque: elle est bénie et elle sert de Direction aux mondes. On y trouve des signes évidents et le lieu de station d’Ibrâhîm. Quiconque y pénètre sera en sécurité. Il incombe aux gens, ceux qui en ont les moyens d’aller, pour Allâh, en pèlerinage à la Maison». (Sourate Âle ‘Imrân, 3: 96-97).

«Appelle les gens au Pèlerinage: ils viendront par des chemins encaissés». (Sourate al-Hajj, 22: 27)

Le Hajj, accompli au mois de Thilhaj – le dernier mois du calendrier de l’hégire – avec un hajj supplémentaire à ‘Arafât (petite éminence de roches granitiques située dans une vallée à l’intérieur d’une région montagneuse, à une quinzaine de kilomètres à l’est de la Mecque) fut appelé Hajj al-Akbar (le Pèlerinage Majeur) et il est obligatoire pour chaque Musulman, sauf au cas d’excuse légale; alors que celui qu’on accomplit à toutes les autres époques de l’année (sans le pèlerinage de ‘Arafât), fut nommé ‘Omrah ou Hajj al-Açghar (le Pèlerinage Mineur).La ‘Omrah peut être accomplie valablement à toute période de l’année, mais particulièrement en Rajab, le septième mois de l’année hégirienne, tandis que le Hajj doit être accompli obligatoirement au mois de Thilhaj.

La Mecque doit également sa célébrité au fait qu’elle est le lieu de naissance du Saint Prophète Mohammad, tout comme Médine, l’autre ville principale de la même province, devint la deuxième ville importante, après la Mecque, pour avoir été le lieu de résidence du Prophète et le lieu de son enterrement.

Le Territoire Sacré et les Mois Sacrés

La Mecque, avec le territoire qui l’entoure sur plusieurs kilomètres, tient son caractère sacré de la présence de la Ka’bah. Le territoire sacré fut appelé “Haram”. Les mois de Zhilqa’d, Thilhaj, Moharram et Rajab furent considérés comme sacrés, sans doute depuis l’époque de la construction de l’édifice: «Oui, le nombre des mois, pour Allâh, est de douze mois (inscrits) dans le Livre d’Allâh, depuis le jour où IL créa les cieux et la terre. Quatre d’entre eux sont sacrés». (Sourate al-Tawbah, 9: 36). Durant ces quatre mois, toutes les formes d’hostilité étaient interdites, toutes les activités hostiles et tous les conflits tribaux suspendus, et une amnistie générale prévalait dans toute l’Arabie, alors que les pèlerins affluaient de toutes les régions vers la Mecque.

Ultérieurement une foire établie à ‘Okâdh, dans la banlieue de la Mecque, où avaient lieu toutes sortes de festivités: les poètes récitaient leurs chefs-d’uvre, les marchands négociaient leurs affaires et les athlètes exhibaient leurs exploits, prouesses et tours de force. Les gens qui s’assemblaient à la Mecque en vue du pèlerinage s’intéressaient eux aussi au grand marché de ‘Okâdh, pour profiter des avantages des mois sacrés.

Le Peuple et sa Religion

Les Arabes modernes descendent de deux souches: celle de Qahtân ou Jactân, qui remonte à Nouh et dont les descendants sont appelés les ‘Arab-al-‘Arib, et celle de ‘Adnân, qui remonte à Ismâ’îl, le fils d’Ibrâhîm, et dont les descendants sont appelés les ‘Arab Mostariba.

Ces derniers s’établirent autour de la Ka’bah. Mohammad, le Saint Prophète est issu de cette souche.

Les Arabes croyaient originellement en un Dieu, mais à l’époque où le Prophète Mohammad naquit, leur religion avait tourné en polythéisme, culte des étoiles et fétichisme. Ils adoraient de nombreuses divinités. Chaque secte ou tribu avait son propre dieu particulier. Les idoles se trouvaient dans chaque maison et on leur rendait hommage pour s’assurer leur contentement et prévenir leur colère. Néanmoins, ils avaient une vague idée d’un Être Suprême, appelé Allâh, qui se trouvait au dessus de toutes ces divinités. C’est par Allâh qu’ils juraient et c’est en Son Nom (Bismuka Allâhumma) qu’ils scellaient leurs conventions et traités, étant donné que les dieux inférieurs appartenaient à une partie et non à l’autre, et qu’il ne convenait donc pas de les invoquer dans de tels cas.De là, la nécessité d’un Dieu universel. Welhausen dit: «L’adoration d’Allâh venait en dernier lieu. Les dieux préférés furent ceux qui représentaient les intérêts d’un cercle particulier et qui satisfaisaient les désirs de leurs adorateurs».

Ils adoraient aussi les anges, qu’ils appelaient déesses, c’est-à-dire, les femmes ou les filles de Dieu. Ils représentaient leurs images et leur rendaient un hommage divin. Al-Lat, une immense image de granit gris, principale idole de la tribu de Thaqif à Tâ’if, et al-‘Uzza, un bloc de granit, long de quelques six mètres, furent adorées comme les femmes du Dieu Suprême. Hobal, une immense idole de forme humaine, apportée de Syrie et installée avec ostentation dans un haut lieu d’honneur, fut adorée à la Ka’bah où furent consacrées un grand nombre d’idoles et les images d’Ibrâhîm et d’Ismâ’îl portant chacun dans ses mains des flèches divinatoires. Tel était l’état de la religion des Arabes avant que le Prophète Mohammad sorte parmi eux pour prêcher la doctrine du monothéisme, la marche droite et intègre de la vie, et l’idée de la responsabilité à assumer le Jour du Jugement.

L’Époque de l’Ignorance

L’époque du polythéisme, des conflits tribaux, de l’infanticide etc… qui prévalaient tous dans l’ensemble de l’Arabie avant la venue du Prophète Mohammad, fut appelée par ce dernier, l’époque de l’Ignorance.

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