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SHAFAQNA- RFI: Les syndicats de la fonction publique sont dans la rue ce mardi 10 octobre pour dire « non » à la politique d’économie du gouvernement. Des rassemblements sont prévus dans toute la France.

C’est la première fois depuis 2007 que les neuf syndicats de la fonction publique organisent une journée d’action unitaire. Des préavis de grève ont été déposés dans les hôpitaux, les écoles, les mairies et même les ministères. Près de la moitié des enseignants du primaire devrait être en grève à Paris. Les policiers de l’Alternative Police-CFDT et de UNSA Police veulent également se joindre aux cortèges pour dénoncer leurs conditions de travail. Des agents de Pôle Emploi protesteront contre des suppressions de postes.

Un seul mot d’ordre : la défense du service public. La CFDT compte sur une mobilisation massive contre les mesures d’économies du gouvernement. Dans sa ligne de mire, le gel du point d’indice qui sert de base aux augmentations de salaire et la suppression de 120 000 postes dans la fonction publique envisagée sur l’ensemble du quinquennat.

Parallèlement, les routiers de FO et de la CGT ont décidé de rejoindre les cortèges pour manifester contre la réforme du Code du travail. Une convergence des luttes qui n’est pas forcément souhaitée par les syndicats de la fonction publique.

France 24 a écrit:

Pour la première fois depuis dix ans, les neuf syndicats de la fonction publique appellent ensemble à une journée de grève, de manifestations et de rassemblements pour protester contre les “mesures négatives” du gouvernement à leur encontre.

Dans l’éducation

Tous les enseignants sont appelés à la grève par leurs syndicats, y compris ceux du privé. Selon le Snuipp-FSU, premier syndicat dans le primaire, près d’un enseignant sur deux sera en grève.

La loi d’août 2008 a instauré un droit d’accueil des élèves en maternelle et élémentaire. Mais le service minimum ne sera pas assuré partout. Trois sujets irritent particulièrement les enseignants : les salaires, la réinstauration du jour de carence et la réduction du nombre de contrats aidés, qui jouent un rôle-clé pour le bon fonctionnement des établissements.

Dans les hôpitaux

C’est une première depuis la loi Bachelot de 2009 : une dizaine de syndicats de praticiens hospitaliers (PH) se sont joints à l’appel de la fonction publique. Médecins, pharmaciens et dentistes sont invités à faire grève avec les personnels paramédicaux (aide-soignants, infirmiers, etc.) pour dénoncer en chœur la dégradation de leurs conditions de travail et “l’étranglement financier” de l’hôpital. Comme eux, les PH sont concernés par le gel du point d’indice ou le rétablissement du jour de carence en cas d’arrêt maladie. Ils s’élèvent plus généralement contre la baisse de leur pouvoir d’achat.

Dans les transports

La direction générale de l’aviation civile (DGAC) a recommandé aux compagnies aériennes de réduire de 30 % leurs vols dans les aéroports de Paris-CDG, Paris-Orly, Beauvais, Lyon, Nice, Marseille, Toulouse, Bordeaux, Nantes, en raison des appels à la grève de quatre syndicats (CGT, FO, CFDT et l’Unsa). Des perturbations sont attendues “sur l’ensemble du territoire”. Pour sa part, EasyJet a supprimé 104 vols, depuis et vers la France, de lundi soir à mardi.

Tous les trains TGV, Transilien, TER, Eurostar, Thalys devraient rouler normalement ainsi que les Intercités quasi-normalement malgré les préavis de grève des syndicats SUD (3e), qui veut faire “converger” les luttes, et CFDT (4e), qui dénonce les ordonnances et la hausse de la CSG.

La régie RATP prévoit un trafic normal, hormis sur le RER B, légèrement perturbé. Les trois syndicats représentatifs, CGT, Unsa et SUD, appellent à manifester.

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