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SHAFAQNA – cath.ch par Raphaël Zbinden : La justice française a estimé, fin décembre 2017, qu’un hôpital de la région parisienne n’avait pas fait d’erreur en renvoyant un médecin stagiaire musulman qui ne voulait pas se départir de sa barbe.
La cour administrative d’appel de Versailles a rejeté la requête du médecin égyptien au centre hospitalier de Saint-Denis (Seine-Saint-Denis). Il avait été limogé en février 2014 en raison du port d’une barbe jugée religieusement ostentatoire, rapporte le quotidien français Le Monde.

La cour a considéré que le port d’une barbe, même longue, ne saurait à lui seul constituer un signe d’appartenance religieuse. Mais que c’est seulement en présence “d’éléments justifiant qu’il représente effectivement (…) la manifestation d’une revendication ou d’une appartenance religieuse” qu’il peut être considéré comme ostentatoire.

C’est donc bien en raison du contexte, et non simplement de la barbe du médecin, que la cour a validé la décision de l’hôpital.

Obligation de laïcité dans le service public

Avant même le début de son stage, la direction de l’établissement avait demandé en vain à l’Egyptien de tailler sa barbe “imposante”. L’hôpital craignait qu’elle puisse être perçue par les membres du personnel comme un signe d’appartenance religieuse. Le médecin s’était borné à invoquer le respect de sa vie privée, sans pour autant nier que son apparence physique était de nature à manifester ostensiblement un engagement religieux.

Pour le tribunal de Versailles, le stagiaire musulman a ainsi “manqué à ses obligations au regard du respect de la laïcité et du principe de neutralité du service public”.

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