Congrès islamo-chrétien à la NDU, en écho à la déclaration d’al-Azhar

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SHAFAQNA – L’Université Notre Dame de Louaïzé accueille aujourd’hui un événement islamo-chrétien qui se présente comme un écho libanais au congrès tenu par l’université al-Azhar, en février-mars derniers, sur le thème de la citoyenneté et du pluralisme. Le congrès d’un jour a été lancé à l’initiative du patriarcat maronite et se tiendra en présence du cheikh Abbas Choumane, vice-président de l’imam d’al-Azhar Ahmad el-Tayeb, et des chefs des communautés religieuses musulmanes et chrétiennes au Liban. Le colloque sera modéré par l’ancien ministre de la Culture, Tarek Mitri.
Prendront la parole, aux côtés des chefs religieux, Rabab Sadr, sœur de l’imam Moussa Sadr, Radwan Sayyed, Abbas Halabi, Antoine Messarra, Antoine Courban et l’ancien député Farès Souhaid.
Des diverses interventions prévues, un comité tentera de dégager une « déclaration de Louaïzé », reflétant une vision libanaise du vivre-ensemble islamo-chrétien au sein d’un même État de nature civile.
La déclaration d’al-Azhar affirmait dans son premier point : « La notion de citoyenneté est bien ancrée dans l’islam. Son rayonnement premier figure dans la Constitution de Médine et les pactes et documents du Prophète qui ont suivi, qui réglementent les rapports entre musulmans et non-musulmans. De ce fait, le concept de citoyenneté n’est pas une solution importée, mais une actualisation de la première pratique musulmane du pouvoir par le Prophète, dans la première société musulmane fondée. Cette pratique ne comprenait aucune discrimination ou exclusion à l’encontre d’une quelconque fraction de la société de l’époque, mais prévoyait l’exercice de politiques basées sur la pluralité des religions, des races et des couches sociales, une pluralité opérant dans le cadre d’une citoyenneté entière et égalitaire telle que figurant dans la Constitution de Médine (…), laquelle stipulait que les non-musulmans et les musulmans partagent les mêmes droits et les mêmes devoirs. »
Des personnalités libanaises participant au congrès ayant débouché sur cette déclaration avaient cependant jugé que la notion d’État de nature civile n’a pas figuré dans la déclaration finale, et que celle-ci évoque un « État national constitutionnel » (dawla wataniya). Et ces penseurs de faire observer « qu’un progrès est toujours nécessaire pour en arriver à un modèle d’État moderne, civil, où toutes les religions sont sur un pied d’égalité dans le cadre d’une citoyenneté incluant la diversité ».

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