Le nouveau décret migratoire de Trump vise six pays musulmans

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SHAFAQNA – La seconde mouture du décret migratoire du président Donald Trump, qui est examiné mercredi par des juges à la veille de son entrée en vigueur, interdit temporairement l’entrée aux États-Unis des ressortissants de six pays à majorité musulmane et de tous les réfugiés.

En voici les principaux points.

Six pays à majorité musulmane

Le décret interdit l’entrée aux États-Unis pendant trois mois aux ressortissants de six pays à majorité musulmane: Soudan, Syrie, Iran, Libye, Somalie et Yémen.

Jugé «vital» pour la sécurité du pays, le texte «protège les États-Unis face aux pays compromis par le terrorisme et assure un processus d’examen plus rigoureux», fait valoir l’administration Trump.

Trois d’entre eux appartiennent à la liste du département d’État des pays « soutenant le terrorisme » (Iran, Syrie, Soudan). Les autres avaient été identifiés sous la précédente administration de Barack Obama comme présentant un risque (Libye, Somalie, Yémen).

L’Irak n’est plus visé

L’Irak a été retiré, car le gouvernement irakien a fourni « des informations supplémentaires sur ses citoyens afin d’aider » les services américains de l’immigration, selon le département américain de la Sécurité intérieure.

Les réfugiés 

Le décret interdit aussi l’entrée des réfugiés pendant quatre mois. Exception est faite pour ceux dont l’arrivée sur le territoire était déjà programmée avant ce texte.

Les réfugiés syriens, qui étaient frappés d’une interdiction sans limite de temps dans le premier décret, sont désormais soumis aux mêmes conditions que les autres.

Pour justifier le décret, le gouvernement a affirmé qu’environ 300 personnes entrées aux États-Unis avec un statut de réfugié faisaient actuellement l’objet d’une enquête liée à l’antiterrorisme. Cependant il n’a pas précisé si ces individus venaient des six pays visés.

La priorité qui était accordée dans le premier décret aux minorités religieuses à la reprise du programme a disparu.

Visas, cartes vertes et binationaux exemptés

Les voyageurs détenant un visa en règle à la date d’entrée en vigueur du décret ne sont pas affectés par ces mesures et peuvent venir aux États-Unis.

Les visas suspendus à cause du premier décret avaient été rétablis début février, après le blocage de son application par la justice américaine.

Cause majeure de confusion après l’adoption du premier décret, le statut des résidents permanents, détenteurs de la fameuse « carte verte », originaires de l’un des six pays est clarifié: ils ne sont pas affectés.

D’autre part, les ressortissants binationaux originaires de l’un des six pays visés peuvent entrer aux États-Unis s’ils détiennent aussi un passeport d’une nation non concernée par cette interdiction.

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